Samedi 8 octobre 2011
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C’est donc décidé, Jean-Louis Borloo ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2012. Après les
échecs électoraux successifs de l’UMP avec, en point d’orgue, la récente perte de la majorité au Sénat, Nicolas Sarkozy et les ténors de la majorité présidentielle ont reçu cette décision comme
une nouvelle quasi-inespérée… et on apprend, en suivant, que l’UMP vient de payer la « rançon » en versant au Parti Radical, la somme de 600.000 € correspondant au montant de la
participation financière due à cette formation en son ancienne qualité de parti associé à l’UMP.
Parallèlement, en fin de semaine, des rumeurs étaient diffusées sur le net faisant état d’un prochain
retrait de la vie politique de Dominique de Villepin. L’horizon s’éclaircirait donc pour Nicolas Sarkozy pour 2012 même si l’évocation récurrente, par les médias, d’une possible candidature
alternative issue de l’UMP (avec tantôt l’hypothèse Fillon, tantôt celle de Juppé) doit quelque peu irriter le locataire du château.
Pourtant, malgré l’allégresse feinte ou réelle qui règne au sein de la cour élyséenne, tous ces
évènements ne font, en fait, que confirmer deux de nos convictions les plus profondes.
1ère certitude : la présentation d’une offre politique alternative réaliste et crédible
ne pourra être portée que par un candidat capable de s’extraire des contraintes d’un modèle économique dogmatique fondé sur une construction européenne oligarchique qui néglige les réalités
nationales et les aspirations des peuples. Or, si Borloo, Fillon ou Juppé, voire Villepin, seraient, sans aucun doute et chacun avec un style différent, capables d’infléchir le mode de
gouvernance imposé par Sarkozy depuis 2007, ils n’apporteraient, pour autant, aucune véritable modification sur le fonds. Dans une récente prestation télévisée, Alain Juppé affirmait même que la
seule solution à la crise de la dette, reposait, désormais, sur un renforcement de la construction européenne sur un modèle fédéraliste… avec ça, les anciens militants du RPR qui ont si longtemps
soutenu Alain Juppé peuvent légitimement se considérer comme les cocus de l’histoire.
2ème conviction : l’UMP, véritable auberge espagnole de la droite, ne survivra pas à l’élection présidentielle et au scrutin législatif de
l’année prochaine. L’après 2012 s’annonce, d’ores et déjà, comme un champ de bataille pour ce qui constitue l’actuelle majorité présidentielle. Les ambitions personnelles des Fillon, Copé,
Borloo, Alliot-Marie, Kosciusko-Morizet (au service de laquelle se serait déjà mis l’inénarrable président de l’UMP 24, Jérôme Peyrat, si on en croit les propos rapportés par Sud-Ouest dans son
édition du Samedi 8 octobre 2011), etc… vont faire, à coup sûr, exploser le parti majoritaire. Si vous avez aimé le duel Chirac / Balladur de 1995, vous allez adorer la « boucherie »
qui s’annonce déjà en vue de 2017. De plus, la volonté, du plus en plus marquée, des centristes, des libéraux, de la droite populaire,… de faire
(enfin !...) véritablement entendre une voix différente de la musique élyséenne de la période 2007 – 2012, accentuera la cacophonie et les tensions au sein de la droite. Avec, enfin, le
risque supplémentaire, en fonction des résultats de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, de voir une partie de la droite de gouvernement tentée par des alliances avec le Front National. Un
joli bordel en perspective, on vous dit...
La responsabilité de Debout La République face à cette recomposition annoncée de
l’échiquier politique, repose, aujourd’hui et pour demain, sur deux obligations incontournables :
-
se mettre en situation
d’offrir, non plus une alternance qui ne serait que de forme, mais une véritable alternative à la politique menée, à tour de rôle, par le PS et
l’UMP. Et cela passe, inexorablement, par une candidature de Nicolas Dupont-Aignan à la présidentielle de 2012 et donc par la recherche sans relâche des parrainages qui doivent lui permettre
de concourir à cette élection
-
être en capacité de fédérer, dès 2012, tous ceux qui sont attachés à l'indépendance d'une France qui
serait enfin libérée des tutelles financières et extra-nationales, sans pour autant, commettre l’erreur grossière de Paul-Marie Couteaux, de devenir de simples rabatteurs de voix
souverainistes vers Marine Le Pen. Car, là se situe le piège qui stériliserait toute entreprise de rassemblement, une tel projet ne pouvant se faire autour d’un leader qui divise mais plutôt
autour du porteur d’un projet véritablement capable d'unir les français.
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