Si, au plan national, on ne peut que constater l’échec
cuisant qu’a subi la majorité présidentielle à l’occasion des élections régionales, un premier constat nous amène, à l’échelle plus locale, à revenir sur une réalité inquiétante : notre
région est ancrée à gauche et le rejet, par nos concitoyens, de la politique menée depuis 2007 par le président de la République et le gouvernement, ne fait qu’alimenter, plus encore, ce camp du
rejet qui évolue sous différentes formes. Qu’il s’agisse du Parti Socialiste, d’Europe Ecologie, du Front de Gauche ou des formations d’extrême gauche, ce conglomérat des mécontents du sarkozysme
ne fait que s’accroître au fil des consultations électorales. Pourtant, aucun de ces mouvements politiques ne peut représenter une forme d’alternative politique crédible. Le PS n’a, comme seule
ambition, que d’assouvir sa soif de conquête du pouvoir aiguisant, ainsi, les appétits de ses différents leaders qui offrent, à nos concitoyens, une image détestable de la politique. Les
écologistes veulent s’imposer comme une force incontournable pour obliger le PS à lui offrir, le moment venu, les places qu’ils lorgnent dans les différentes assemblées alors que, sur le fond,
des divergences insurmontables opposent les uns et les autres. Les mouvements d’extrême gauche, quant à eux, surfent sur cette vague de mécontentement de la population pour avancer des solutions
aussi utopiques que dangereuses pour notre société. Pourtant, cette diversité des voix de gauche, n’a aucun état d’âme à se réunir lorsqu’il s’agit de faire barrage à la droite.
De son côté, l’UMP reste incapable d’enrayer cette machine infernale. Enfermée dans sa volonté d’unité à tout prix et dans son esprit de cour qui étouffent l’expression des voix
discordantes, elle est incapable de se remettre en question (la réaction des caciques de l’UMP sur les plateaux de télévision, le soir des résultats, était symptomatique sur ce point). Mais le
plus inquiétant, c’est que le discours de l’UMP, dicté par un président de la République qui, piétinant un principe pourtant essentiel de la Vème République, n’a pas su se hisser au dessus de son engagement partisan, n’arrive même plus à convaincre un part grandissante de son électorat. Cette situation
ouvre un boulevard à la gauche en vue de la présidentielle de 2012 et favorise, tel le Sphynx, la renaissance de ses cendres d’un Front National dont Nicolas Sarkozy se plaisait pourtant à dire
qu’il l’avait vidé de sa substance. Autre perdant de ce scrutin : le Modem qui paye chèrement les contorsions politiques incompréhensibles de son chef de file ainsi que son obsession
présidentielle maladive.
Comme nous le clamons depuis plusieurs mois, il faut se mettre en ordre de marche pour pouvoir, le moment venu, proposer une alternative aux français afin d’éviter que l’antisarkozysme ambiant n’amènent nos concitoyens, en 2012, à se rabattre, par défaut, sur un candidat de gauche. Il ne s’agit pas de diviser la droite républicaine, comme certains nous en accuse, mais de créer les conditions nécessaires à un sursaut salutaire capable de rassembler les français bien au-delà des frontières partisanes habituelles. En ce sens, la démarche de Dominique de Villepin, qui a annoncé la création de son propre mouvement politique pour le mois de juin prochain, est intéressante mais elle reste encore trop floue pour savoir dans quelle mesure Debout La République pourrait, éventuellement, s’y associer. Et, au-delà des hommes qui pourraient, demain, représenter le plus efficacement l’alternative que nous appelons de nos vœux, il reste à définir le projet politique à proposer aux français. Or, sur ce point, Debout La République a une longueur d’avance compte tenu des nombreuses propositions qui ont déjà été faites et qui contrairement, à une UMP qui a perdu toute colonne vertébrale idéologique, permettent de structurer notre mouvement.
Dès lors, nous appelons tous les déçus de l’UMP à nous rejoindre afin de nous permettre de peser durablement et efficacement dans le débat politique et éviter,
ainsi, qu’en 2012, la France ne se réveille, au lendemain de l’élection présidentielle, avec Martine Aubry ou Ségolène Royal, dans le fauteuil élyséen.
Plus largement, c’est tous nos concitoyens, sensibles à l’évolution du paysage politique français que nous invitons à nous rejoindre pour faire bouger les lignes. Il est encore temps.
Pascal BILLAT
Secrétaire départemental DLR 24
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Ce lundi 15 février 2010 marquait la date limite pour déposer les
candidatures en préfecture en vue des élections régionales des 14 et 21 mars prochains. En Aquitaine, Debout La République ne présentera pas de liste. Cette décision est forcément douloureuse
pour un mouvement politique qui a vocation à participer à la vie démocratique de notre région et de notre département en présentant des candidats et un programme au suffrage de nos concitoyens.
Néanmoins, les contraintes pécuniaires inhérentes au financement d’une campagne régionale ne nous permettent pas d’engager l’avenir de notre rassemblement. En effet, Debout La République ne
bénéficie pas du financement public des partis politiques. La constitution de listes autonomes dans toutes les euro-régions, lors des élections européennes de 2009, n’a été rendue possible que
grâce à la générosité des candidats, militants et sympathisants de Debout La République qui ont permis de récolter, au niveau national, près d’un million d’euros. Demander de nouveaux efforts
financiers à nos adhérents ne nous a pas paru opportun alors qu’ils ont été fortement sollicités il y a moins d’un an. Parallèlement, dans une période où la crise particulièrement violente a
fragilisé nombre de nos concitoyens, il nous est apparu indécent de les appeler à contribuer personnellement au financement d’une campagne.
Par conséquent, nous invitons les 1.890 périgourdins qui nous avaient témoigné leur
confiance lors des élections européennes de 2009 à voter en conscience. A eux, et à tous ceux qui, en Dordogne, sont sensibles aux valeurs gaullistes et républicaines qui nous animent, nous
donnons rendez-vous en 2011 dans les urnes.
PS : compte tenu de la haute considération de l’engagement politique qui est la nôtre, notre absence de
cette campagne nous conduit à ne pas participer aux débats qui s’ouvriront en Aquitaine. Suivant le même principe, ce site internet ne sera plus alimenté jusqu’au second tour des élections
régionales. Bien entendu, cette parenthèse prendra fin dès le 15 mars prochain. A bientôt.
Gilles Bourdouleix, député-maire de Cholet et président du
CNI et Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres, président du mouvement gaulliste Debout la République, ont officialisé le soutien du CNI à la liste DLR pour les élections régionales en
Ile-de-France, jeudi 4 février 2010.
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