Retour sur l'intervention du président de la République, la mardi 27
octobre 2009 à Poligny, face aux répresentant du monde agricole.
S'il est bien pratique, lors de la conception d'un document,
d'utiliser la fonction du "copier-coller", son usage peut traduire un réellement sentiment de désintérêt à l'égard des interlocuteurs auxquels on s'adresse lorsqu'elle s'applique à un
discours politique. Qui plus est lorsque, celui qui prononce le discours, introduit ses propos par "Moi je ne suis pas venu vous tenir un discours que vous avez déjà
entendu...". Alors, précipitation ? Désinvolture ? Dédain pour le monde agricole ? Chacun se fera son opinion. Mais ce qui peut faire sourire lorsqu'on regarde la vidéo ci-dessous
est, par contre, particulièrement navrant lorsqu'il s'agit de mesurer le niveau d'intérêt porté par Nicolas Sarkozy à l'agriculture française. Dans un département rural comme
la Dordogne, les exploitants agricoles, qui doivent, tous les jours, faire face à des difficultés de plus en plus grandes, apprécieront l'intérêt qui est porté à leur profession au plus haut
sommet de l'état. Mais peut-être que Jérôme Peyrat, Président de la Fédération UMP de la Dordogne, qui s'était récemment auto-proclamé, sur son blog, interlocuteur préviligié des agriculteurs de Dordogne, réussira à trouver les mots pour réconforter une profession
dont il sait qu'elle pèse fort dans son électorat.
Discours de Sarkozy : il n'y aurait pas de l'écho?
par LePostfr
Communiqué de presse de Nicolas Dupont-Aignan
Mais si la forme est discutable, le fond du discours du chef de l'Etat n'est pas, non plus, vraiment rassurant pour
l'avenir de notre agriculture. A ce titre, vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de presse publié par Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la
République en écho à l'intervention du président de la République.
Agriculture : Nicolas SARKOZY écope un bateau qui
coule
L’ampleur du plan en faveur de l’agriculture, annoncé aujourd’hui par le président de la République, doit être saluée.
Mais, hélas, il n'en s’agit pas moins d’une réponse tardive, insuffisante et incertaine.
Tardive, car le chef de l’Etat se scandalise d’une situation - un peu comme s’il la découvrait - qu’il a lui-même laissé se développer depuis plus d’un an.
Insuffisante, car si les déséquilibres de répartition de la valeur ajoutée entre
producteurs et distributeurs sont dénoncés, rien de concret n’est proposé pour y mettre un terme.
Incertaine, car, une fois de plus, le président de la République s’en remet à
l’Europe pour réguler dans la durée les marchés agricoles, ce qu’elle se refuse obstinément à faire, à l’unisson avec l’OMC toujours autant animée d’une vision ultralibérale, suicidaire, de
l’agriculture.
Au-delà des grands mots qui ressemblent, une fois de plus, à de vaines promesses électorales, on a bel et bien le sentiment que le chef de l’Etat a décidé d’accompagner la crise de l’agriculture française au lieu de lui apporter une réponse durable. Alors que le bateau coule, il se contente d’écoper.
Pour sa part, Debout la République réclame, à nouveau, le rétablissement de prix minimum garantis, assortis de quotas, dans le cadre d’une Politique Agricole Commune rénovée et non pas démantelée, car, une nouvelle fois, les agriculteurs ont avant tout besoin d’une vraie régulation durable des marchés plutôt que de plans d’urgence qui s’empilent les uns sur les autres.
Nicolas Dupont-Aignan
Député de l’Essonne
Président du rassemblement gaulliste Debout la République
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Le démantèlement de la PAC voulu par la Commission, et acceptée par les dirigeants politiques européens, a rapproché
du marché du lait du fonctionnement des autres marchés dérégulés : les prix montent et descendent de manière anarchique, au mépris de toute réalité économique.
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