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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /2009 18:15

C'est une information qui est passée quasiment inaperçue mais qui est pourtant importante pour les Gaullistes de Dordogne. En effet, Dominique de Villepin avait choisi le thème de "la france et l'OTAN" pour organiser, le 1er avril dernier, sa première réunion publique à l'assemblée nationale depuis son départ de Matignon. Résultat : salle comble pour l'ancien premier Ministre de Jacques Chirac ovationné par près de 400 participants parmi lesquels, outre le Président de Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, on notait la présence d'Yves Guéna, ancien président du Conseil Constitutionnel et incarnation du Gaullisme en Dordogne. Ca devrait faire réfléchir dans les rangs de l'UMP 24 !

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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 22:35

Communiqué de presse de la liste de "Debout La République", le rassemblement gaulliste et républicain de Nicolas Dupont-Aignan et de son leader, Henri Temple, candidat aux élections européennes dans la circonscription du grand Sud-Ouest :

 

"Le 17 mars l’Assemblée Nationale débattra du retour de la France dans l’Otan. Devant les états d’âme des députés, le Premier Ministre va demander un vote de confiance pour forcer leur résistance. Soucieux de l’indépendance de la France, Debout La République, le rassemblement gaulliste et républicain de Nicolas Dupont-Aignan, est résolument contre ce projet qui lierait notre pays au dictat américain. L’engagement en Irak, puis en Afghanistan, prouve que l’OTAN ne sert en rien les intérêts non seulement de la France mais également de l’Europe. Debout La République demande un référendum sur ce sujet et, à défaut, appelle les français à manifester leur opposition par les urnes lors des élections européennes du 7 juin prochain. En effet, Debout La République, à l'occcasion de cette consultation, proposera dans son projet que toute l’Europe s’affranchisse de l’OTAN. La France aurait dû montrer le chemin."

 
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /2009 10:41

Parce que l’Histoire permet souvent d’éclairer la réflexion et d’alimenter le débat sur les décisions de nos gouvernants, il nous a paru intéressant de publier la lettre que le Général de Gaulle avait adressée, le 7 mars 1966, au Président des Etats-Unis d’Amérique, Lyndon B. Johnson. Vous avez dit "débat" ?...


"Cher Monsieur le Président,

Notre Alliance atlantique achèvera dans trois ans son premier terme. Je tiens à vous dire que la France mesure à quel point la solidarité de défense ainsi établie entre quinze peuples libres de l'Occident contribue à assurer leur sécurité et, notamment, quel rôle essentiel jouent à cet égard les États-Unis d'Amérique. Aussi, la France envisage-t-elle, dès à présent, de rester, le moment venu, partie au Traité signé à Washington le 4 avril 1949. Cela signifie, qu'à moins d'événements qui, au cours des trois prochaines années, viendraient à changer les données fondamentales des rapports entre l'Est et l'Ouest, elle serait, en 1969 et plus tard, résolue, tout comme aujourd'hui, à combattre aux côtés de ses alliés au cas où l'un d'entre eux serait l'objet d'une agression qui n'aurait pas été provoquée.


Cependant, la France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l'évolution de sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la conclusion de l'alliance soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain.


C'est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements «  intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN.


Il va de soi que, pour l'application de ces décisions, elle est prête à régler avec les gouvernements alliés et, en particulier, avec celui des États-Unis, les mesures pratiques qui les concernent. D'autre part, elle est disposée à s'entendre avec eux quant aux facilités militaires à s'accorder mutuellement dans le cas d'un conflit où elle s'engagerait à leurs côtés, et quant aux conditions de la coopération de ses forces et des leurs dans l'hypothèse d'une action commune, notamment en Allemagne.


Sur tous ces points, cher Monsieur le Président, mon gouvernement va donc prendre contact avec le vôtre. Mais, afin de répondre à l'esprit d'amicale franchise qui doit inspirer les rapports entre nos deux pays et, permettez-moi de l'ajouter, entre vous et moi, j'ai tenu, tout d'abord, à vous indiquer personnellement pour quelles raisons, dans quel but et dans quelles limites la France croit devoir, pour son compte, modifier la forme de notre alliance sans en altérer le fond.


Je vous prie de bien vouloir agréer, cher Monsieur le Président, les assurances de ma très haute considération et l'expression de mes très cordiaux sentiments
."

Charles de GAULLE

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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 18:52

Ce sont les internautes qui le disent sur marianne2.fr.

"Puisque Sarkozy apprécie tant les Etas-Unis, je lui suggère de démissionner de son poste de président de la République, de courir à l'ambassade des Etats-Unis pour obtenir un visa permanent et de sauter, avec Carla, dans le premier avion pour New York !", s’énerve Bibi. Il faut dire que l'article sur la décision du président de la République de réintégrer l'OTAN
a pratiquement fait l’unanimité chez les Mariannautes.

Sil54 résume l’avis général : "Pourquoi l'OTAN aurait besoin de la France, elle se débrouille très bien comme cela. Mais Napoléon veut se mettre au service et à la solde des Américains". Allant jusqu’à insinuer l’affiliation de Nicolas Sarkozy à la CIA, beaucoup trouve le surnom de "Sarko l’Américain" plus mérité que jamais : "Sarko est depuis longtemps un atlantiste inconditionnel. Son attitude pro-Bush au moment du déclenchement de la guerre d'Irak suffirait à le prouver", rappelle BadBoy.

L’indispensable referendum
Mais plus que le tropisme élyséen pour Washington, c’est le mode de décision qui révolte les mariannautes : "On voit là les dégâts du pouvoir personnel : pas de référendum, même pas de vote au parlement..." s'énerve 1793. "C'est évidemment le genre de décision qui devrait se faire ou bien par référendum ou bien par une majorité des deux tiers au parlement." Un referendum ? "Oh le gros mot, hein notre très cher empereur !", s’amuse Nathouille.

 

La décision est pour vous trop importante pour être confiée au seul président de la République. "Réintégrer l'OTAN n'était pas parmi les mesures annoncées par Sarkozy dans la campagne présidentielle. Il n'a pas mandat pour cela, insiste Poindi. Bayrou a raison, le peuple doit être consulté."

"L’opposition, d’où qu’elle vienne, n’a aucune flamme"
Mais face à cette option, deux inquiétudes apparaissent : Bourgnalou se demande, ainsi, si un tel référendum ne deviendra pas une "coquille vide de sens", comme l’avait été le refus par les urnes du Traité Constitutionnel Européen. Mais c’est surtout dans la capacité de l’opposition à imposer une alternative que doutent les Mariannautes : "le PS exige un débat à l’Assemblée, pour quoi faire ? Pour que ces imbéciles proposent 100.000 amendements ?", raille C.Dy. "Le PS a des exigences, pas trop de risque sur ce sujet", se hasarde Cerise. Détournement d’attention est beaucoup plus sévère : "L'opposition d'où qu'elle vienne, n'a aucune flamme, aucun dynamisme."


François Bayrou ne trouve guère plus grâce aux yeux des Mariannautes : "son discours serait plus crédible s'il n'approuvait pas le Traité de Lisbonne qui portait en germe cette réintégration", note JDif, à l’instar de monpetitavis. Seul à demeurer crédible : le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan dont la posture de gaulliste convainc de nombreux internautes, dont Gilles, qui n’est pourtant "pas de droite".

Extrait de l'article publié par Sylvain Lapoix,
le 15 février 2009, sur marianne2.fr


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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 23:07

Sur son blog, Daniel Garrigue, député de la Dordogne en rupture de ban avec l'UMP, a publié ce matin, un communiqué de presse dans lequel il fustige la réintégration de la France dans l'OTAN. Si nous souscrivons pleinement aux propos tenus par l'ancien maire de Bergerac dans cette tribune, il reste néanmoins une question qui nous taraude : l'adoption du traité dit "simplifié" de Lisbonne par le Parlement national, alors que les français s'étaient majoritairement prononcés, deux ans auparavant, contre le projet de constitution européenne, n'était-elle pas, elle aussi, une forme de trahison ? Et pourtant, Daniel Garrigue a défendu le Traité de Lisbonne...

Mais ne boudons pas notre plaisir puisque, sur le sujet de l'OTAN, et avec le sens de la mesure qu'on lui connaît en Dordogne, le député du Bergeracois tire à boulets rouges contre l'atlantisme (non assumé) du Président de la République.

Bonjour Messieurs les traîtres.
Communiqué de presse de Daniel Garrigue

Il y a un certain nombre d'années, Michel Jobert avait fait sensation en apostrophant ses collègues européens par ces mots : "Bonjour, Messieurs les traîtres." Il pourrait malheureusement reprendre la même apostrophe à l'égard des dirigeants français, à la suite de la tribune commune que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel viennent de signer dans Le Monde.


Prétendre fonder nos alliances "sur des valeurs communes, comme l'Union européenne et l'OTAN" marque un tournant politique d'une portée considérable puisqu'il place, sur le même plan, l'Europe et l'OTAN, désormais confondues au sein d'une vaste entité euro-atlantique ou "occidentale". Cela revient à abandonner et à condamner toute perspective de construction d'une Europe libre et responsable d'elle-même.

Rien ne justifie le retour de la France dans l'OTAN et la remise en cause de l'un des rares consensus forts de notre pays.

Nous y perdrons la considération que nous avions sur la scène internationale et particulièrement notre capacité à être entendus dans un certain nombre de conflits. Nous ne renforcerons en rien la défense européenne. C'est nous qui étions jusqu'ici porteurs de cette ambition alors que trop de nos partenaires trouvent confortable de s'en remettre à d'autres du soin d'assurer leur défense et de ne pas consentir les efforts budgétaires qui seraient nécessaires. C'est nous qui risquons désormais de nous aligner sur cette démarche de facilité et non l'inverse.

Nous serons de plus en plus contraints de suivre les Etats-Unis sur les théâtres d'engagement extérieur qu'ils décideront alors que l'une des raisons du retrait de l'OTAN, en 1966, était précisément de refuser cet automatisme. Alors que nous disposons aujourd'hui d'une réelle autonomie de décision grâce à nos systèmes de renseignement, grâce à la force nucléaire stratégique, au porte-avion et aux sous-marins nucléaires d'attaque, nous en faisons le deuil pour l'octroi de deux commandements de second rang à l'intérieur de l'OTAN.

Pour tous ceux qui croient en la France et en la construction de l'Europe, cette décision qui n'a été ni concertée, ni discutée, ni approuvée par les Français ou par le Parlement, constitue bien une véritable trahison.

Daniel GARRIGUE
Député non-inscrit (ex-UMP) de la Dordogne

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