La réforme des collectivités locales initiée par le président de la République et le gouvernement a donné lieu à quelques joutes, très ordinaires en Dordogne, entre les représentants de l’UMP et du PS. Ainsi, alors que le Sénateur et Président du Conseil Général s’était, le premier, emparé du sujet en écrivant à tous les maires du département à la veille de leur congrès, Jérôme Peyrat, président de la fédération départementale de l’UMP, contre-attaquait par l’envoi d’une correspondance dans laquelle, se faisant la voix de son maître, il défendait bec et ongles, la réforme voulue par Nicolas Sarkozy. Puis, c’est dans l’enceinte du Conseil Général de la Dordogne que s’est poursuivie la polémique avec l’entrée en scène du président du Groupe UMP, Dominique Bousquet, qui s’est senti obligé, à son tour, de venir au secours de la réforme que Bernard Cazeau continuait à pourfendre en voulant, au travers d’un encart inséré dans la publication de propagande du Conseil Général, rallier les Périgourdins à sa cause en les incitant à pétitionner contre le gouvernement. Il s’agit là de gesticulations politiciennes bien communes en Dordogne. D’un côté, un Président de Conseil Général qui se croit tout permis, y compris lorsqu’il s’agit de l’usage des fonds publics avec lesquels il mène une opération purement politicienne qui aurait plutôt vocation à être portée par les partis politiques ou les associations d’élus. De l’autre côté, des élus locaux encartés à l’UMP et qui, non seulement se résignent à voir appliquer les éléments les plus contestables du projet de réforme, mais se sentent, de surcroît, obligés de les défendre. Triste tableau !
Face à cette situation, la Fédération de Debout La République 24, renvoie dos à dos les représentants du PS et de l’UMP pour lesquels les batailles politiciennes semblent l’emporter sur la recherche de l’intérêt général. Si Debout La République n’est pas opposé, par principe, à une réforme qui permettrait de clarifier les compétences des différentes collectivités locales en rendant leurs actions plus efficaces et plus justes, il n’en demeure pas moins que, tel qu’il se dessine, le projet de réforme constitue une remise en cause sournoise et profonde des collectivités locales et de leurs élus.
1. La liberté communale sera remise en cause par l’obligation d’appartenir à une communauté de communes dans les deux ans.
2. 30 000 communes de moins de 500 habitants seront marginalisées puisque leur représentation, au sein des instances communautaires, risque devenir dérisoire et que, pour recevoir des subsides du département ou de la région, ces communes devront conserver, à leur seule charge, une part significative du coût de leurs investissements.
3. La mort progressive des départements est programmée avec un strict encadrement de leur domaine d’intervention et la suppression de la clause de compétence générale.
4. La fin de l’autonomie fiscale pour les collectivités locales sera une conséquence directe de cette réforme puisque, avec la suppression de la taxe professionnelle, les collectivités locales perdront une ressource fiscale dynamique qui conduira inéluctablement à un transfert d’imposition sur les ménages.
5. Les territoires ruraux seront laissés pour compte avec le redécoupage des cantons et des conseillers territoriaux dont l’étendue du territoire ne leur permettra plus d’assurer le lien indispensable avec les habitants et les maires.
6. Pour élire le Conseiller territorial, siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional, le projet de loi instaure le scrutin majoritaire à un tour, cette disposition visant à assurer l’emprise des grands partis sur la vie politique locale et écartant, de fait, toutes les compétences indépendantes pouvant éclore en dehors des structures partisanes.
C’est pourquoi, nous appelons tous les élus de la Dordogne à rejoindre et à apporter leur soutien à l’ANCELI (Association Nationale des Collectivités et des Élus Libres et Indépendants) présidée par Nicolas Dupont-Aignan et réunissant des élus de tous horizons politiques, attachés :
- à la liberté des élus locaux et des communes qui constituent un échelon démocratique essentiel de la République,
- au maintien du département, échelon territorial indispensable,
- à la valorisation des départements ruraux afin de garantir un aménagement du territoire juste et équilibré,
- à l’autonomie financière des
collectivités.

C’est uniquement au travers d’une association indépendante, éloignée des manœuvres socialistes, de surcroît lorsqu’elles sont financées avec l’argent du contribuable périgourdin, que les élus pourront utilement et efficacement peser sur les décisions gouvernementales.
Pour contacter l’ANCELI : www.anceli.fr ou par courriel :
dlr24@orange.fr
Pascal BILLAT
Secrétaire
départemental
Fédération de la Dordogne
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A la suite de son Congrès fondateur du 23 novembre 2008, le mouvement
gaulliste Debout la République, présidé par le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, a tenu son premier Conseil National dimanche 18 janvier à Paris.
Aujourd’hui l’Assemblée Nationale débat du plan de relance. Les mesures présentées par le gouvernement ont
le mérite de soutenir l’investissement, mais compte tenu de leur délai de mise en oeuvre et de leur faible ampleur, il est à craindre qu’elles n’auront guère d’impact sur la récession et ses
conséquences sociales.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
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