Actualités nationales

Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 23:10

Le Mouvement Populaire a désormais trouvé le tempo idéal lorsqu’il s’agit de prendre position devant les français. Au travers de deux exemples significatifs, découvrez les secrets de la valse à 3 temps de l’UMP.
Valse
Premier temps : le pas en avant.
En premier lieu, le parti majoritaire, soit par la voix de ses cadres, soit par l’intermédiaire des ministres du gouvernement Fillon, voire même, du président de la République lui-même, se drapent de la vertu de la morale.

1er exemple : discours président de la République sur la réforme du lycée Palais de l’Elysée - Mardi 13 octobre 2009 « La création du lycée, c’est le geste fondateur de notre éducation nationale. C’est un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance. Cela voulait dire : désormais, en France, c’est de l’école que sortiront les élites. Et pas de la naissance. Cela voulait dire : désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être “bien né” : pour réussir, il faut travailler dur, et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur. Principe de justice, mais en même temps, principe d’efficacité : car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités ? ».
A ce stade, n’importe quel républicain digne de ce nom, attaché aux principes fondamentaux de l’égalité des chances et de la reconnaissance du mérite, ne peut qu’applaudir des deux mains les propos du président de la République.

2ème exemple : le 5 novembre 2009, devant la commission des finances du Sénat, Christine Lagarde, ministre de l’économie, affirme avec aplomb, qu’Henri Proglio , alors promis à la présidence de l’entreprise publique EDF, ne percevrait qu’une seule et unique rémunération, celle liée à sa future fonction de président d’EDF mais que son montant n’était pas encore fixé. En d’autres termes, il ne toucherait donc pas un centime des fonctions de président du conseil d’administration de Veolia qu’avec la bénédiction de l’Elysée, il cumulerait avec le poste de patron d’EDF. Bien que le cumul de fonctions dans deux entreprises relevant, pour l’une du secteur public et, pour l’autre, du secteur privé, reste critiquable, la ministre prône, à l’époque, une certaine morale financière en présentant la participation d’Henri Proglio dans le conseil d’administration de Veolia comme une sorte de… bénévolat.

Deuxième temps : le pas de côté.
Parfois (souvent ?!?!), les faits contredisent les bonnes intentions initialement affichées et c’est alors que, sans aucun état d’âme apparent, les courtisans élyséens s’allient pour tenter de légitimer des décisions en totale contradiction avec la posture qu’ils affichaient encore quelques temps auparavant.

1er exemple (suite) : en octobre 2009, Jean Sarkozy, ambitieux conseiller général des Hauts de Seine de 23 ans, annonce que, fort du mérite que lui confère son brillant parcours universitaire (une première année de droit validée…), il a décidé de s’emparer de la présidence de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD). Il s’agit de succéder à Patrick Devedjian qui est atteint par la limite d'âge fixée à 65 ans pour ce poste. Tous les caciques de l’UMP et du gouvernement (impossible de citer tous les noms, tant ils ont été nombreux à faire preuve d’allégeance) volent au secours du prince Jean pour louer sa maturité politique, ses talents (que certains s’aventurent à comparer à ceux de son père au même âge) et la légitimité de cette accession au poste de président de l’EPAD puisqu’il résulterait de l’exercice démocratique d’une élection (en l’occurrence, compte tenu de l’asservissement des électeurs en question, le dénouement d’un tel vote ne laissait planer aucun doute).
Pas sûr, néanmoins, que ce parcours éclair réponde aux conditions énoncées, quelques jours auparavant, par le président de la République devant un parterre de lycéens souvent soucieux pour leur avenir professionnel et perplexes concernant les débouchés que pourront leur offrir leur parcours scolaire et universitaire.

2ème exemple (suite) : le mercredi 20 janvier 2010, répondant aux attaques de l’opposition à l’Assemblée Nationale, Christine Lagarde, (mais aussi Jean-François Copé sur France-Inter) explique qu’il n'y a pas de cumul opérationnel et pas plus de cumul de rémunérations puisqu'Henri Proglio était président du conseil de surveillance de Veolia, auquel il consacrerait un petit peu de son temps mais en étant à 100% chez EDF et que le conseil d'administration de Veolia avait décidé de lui verser une indemnité de 450.000 euros qui ne pouvait s’entendre comme un salaire.
Nous voilà rassurés, Henri Proglio percevrait bien un revenu de plus de 2 millions d’euros, mais c’était le prix à payer pour s’attacher les services de ce patron « exemplaire ».

Enfin, troisième temps : le rétropédalage.
En général, constatant les dommages collatéraux que peuvent causer, dans l’opinion, les situations injustes qu’il avait pourtant cautionnées dans un premier temps, le chef de l’État siffle la fin de la récréation et appelle sa cour à se renier en approuvant publiquement le retournement de veste.

1er exemple (suite et fin) : le 22 octobre 2009, Jean Sarkozy annonce, dans le journal de 20h de France 2, qu'il renonce à briguer la présidence de l'EPAD et qu’il sera uniquement candidat au poste d’administrateur de l’Etablissement public. D'après plusieurs observateurs de la vie politique française, cette décision aurait été prise suite à une réunion à l'Elysée avec son père, en présence de Claude Guéant, en vue de calmer les profonds remous provoqués par cette affaire dans l’opinion publique et, notamment, au sein de l'électorat de droite. Dès lors, tous ceux qui appuyaient la démarche de Jean Sarkozy se bousculent devant les micros et les caméras pour approuver une décision de bon sens.
Tiens, pourquoi le renoncement à une ambition dont on nous expliquait qu’elle était légitime, hier, deviendrait subitement exemplaire ? Bizarre.

2ème exemple (suite et fin) : après que le président de la République soit directement intervenu auprès d’Henri Proglio, celui-ci annonce qu’il renonce à percevoir l’indemnité de 450.000 euros de la part de Veolia (sans toutefois renoncer à son poste de président du conseil de surveillance de Veolia, ce qui reste critiquable). Christine Lagarde, toujours elle, sur l’antenne d’Europe 1, le 22 janvier 2010, approuve la décision du nouveau patron d’EDF et se félicite qu’il ne soit pas resté autiste aux critiques de l’opinion publique.
Versatile la ministre ? Ou avaleuse de couleuvres élyséennes ? En tout cas, difficile de convaincre les français quand on change aussi rapidement de position.

 

Christine Lagarde sur Europe 1


Bien sûr, de telles situations ne sont pas exclusives à l’UMP et on pourrait certainement trouver des cas similaires au parti socialiste ou ailleurs. Néanmoins, elles permettent, peut-être, d’expliquer l’hémorragie de militants constatée au sein du parti majoritaire. Séduits, en 2007, par le volontarisme affiché par le candidat Sarkozy, ils se retrouvent, aujourd’hui, avec la gueule de bois.

Pascal BILLAT
Secrétaire départemental

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 20:31

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C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris la disparition brutale et prématurée de Philippe Séguin. Les hommages unanimes de la classe politique française montrent à quel point, au-delà des traditionnels clivages partisans, l’homme était reconnu pour la force de ses convictions inébranlables et pour l’indépendance d’esprit dont il faisait souvent preuve, encore récemment dans l’exercice de sa fonction de Premier Président de la Cour des Comptes. Bien entendu, chacun se souvient de ses qualités oratoires qui, longtemps, en ont fait l’un des meilleurs tribuns du RPR et de son implication dans la campagne réferendaire contre le traité de Maastricht. C’est d’ailleurs à l’occasion d’un déplacement au Parc des Expositions de Marsac, en 1992, aux côtés d’Yves Guéna, de Pierre Bourland et des cadres locaux du RPR, que Philippe Séguin avait emporté l’adhésion d’une très grande majorité des gaullistes de Dordogne qui s’était opposé à la ratification du traité de Maastricht.

Nous conserverons de Philippe Séguin l’image d’un grand serviteur de l’Etat, d’un gaulliste viscéral et d’un défenseur infatigable des valeurs républicaines. Pour nombre d’entre nous, il restera un exemple. Souhaitons que tous ceux qui, aujourd’hui, lui ont rendu un hommage appuyé, s’inspirent, dans leur façon de faire de la politique, des vertus d’un homme qui aura, jusqu’à la fin, placé au dessus de tout, les valeurs de la République, de la Nation et du mérite.

 

Pascal BILLAT

Secrétaire départemental


Quelques lignes extraites d'Itinéraire dans la France d’en bas, d’en haut et d’ailleurs, livre écrit par Philippe Séguin et publié aux éditions du Seuil en 2003.
Livre Philippe Séguin
"On me dira sans doute que j’ai échoué. Et qu’à m’être laissé encombrer d’idées, de conceptions et de comportements dépassés, je n’ai à m’en prendre qu’à moi-même puisque la preuve est faite que l’efficacité est ailleurs.
Je ne crois pourtant pas que ce soit à cette aune que je doive être jugé. Je n’étais pas de droite. J’ai fait un choix politique majeur, il y a quelques décennies. J’ai choisi, précisément De Gaulle parce qu’il refusait ces clivages. Je l’ai choisi parce qu’il incarnait une certaine manière de concevoir l’action publique. Je l’ai choisi parce qu’il refusait déterminisme et pesanteurs sociologiques et qu’il plaçait le politique au-dessus de tout. Je l’ai choisi parce qu’il avait lui-même choisi la démocratie et la République.
Je sais que le reniement des principes auxquels on croit est le meilleur raccourci vers les victoires électorales. Je n’y consentirai jamais
".


Cliquez sur l'image, ci-dessous, pour revoir l'intervention de Philippe Séguin à l'Assemblée Nationale, le 5 mai 1992, défendant l'exception d'irrecevabilité contre les t
ransferts de compétences nécessaires à l'établissement de l'Union économique et monétaire européenne en vue de l'application du traité de Maastricht.

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 10:15

Dans le cadre de la discussion de la proposition de loi sur les dérogations au principe du repos dominical, Daniel Garrigue, député non-inscrit de la Dordogne, est intervenu le 7 juillet pour exprimer ses inquiétudes et son désaccord avec cette proposition de loi.

La fédération de la Dordogne de Debout La République, tient à manifester tout son soutien à la position, à la fois lucide et courageuse, prise par Daniel Garrigue qui, faisant référence à l'essence même du Gaullisme, a interpellé ses collègues parlementaires pour leur demander de replacer l'Homme au coeur de l'action publique.

Extrait de l'intervention de Daniel Garrigue à l'Assemblée Nationale (7 juillet 2009).

M. le président : La parole est à M. Daniel Garrigue.

M. Daniel Garrigue : Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, beaucoup, parmi les orateurs qui m’ont précédé, ont exprimé leurs inquiétudes ou leur désaccord avec cette proposition de loi. Certaines de ses dispositions peuvent en effet susciter des inquiétudes. Je pense en particulier à la difficile définition des communes ou zones touristiques. Cette question, à ce jour, n’est pas clairement tranchée. Notre collègue Marc Le Fur s’en est fait l’écho. Je pense aussi à la notion de volontariat, s’agissant de salariés dont les contraintes peuvent évoluer avec le temps. Autre motif d’inquiétude : le risque d’ouvrir une brèche que de nouvelles dispositions viendront ultérieurement élargir. À cet égard, nous avons l’exemple d’autres dispositifs dont le champ d’application a été insidieusement étendu au début de textes ultérieurs. Je pense notamment au bouclier fiscal, à l’occasion de l’instauration du RSA.

M. Jean-Pierre Brard : Eh oui !

M. Daniel Garrigue : On peut aussi être en désaccord quant à l’opportunité de dispositions dont on a peine à mesurer ce qu’elles apporteront en termes de pouvoir d’achat et d’emploi.

M. Jean-Pierre Brard : Rien du tout !

M. Daniel Garrigue : En période de crise, malheureusement, le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Pour ce qui est de l’emploi, nous savons bien que lorsque l’on crée de nouvelles structures de commercialisation, ce n’est pas sans incidence sur les structures préexistantes.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Eh oui !

M. Daniel Garrigue : Mais je voudrais ici exprimer trois préoccupations que je ressens plus particulièrement à la lecture de ce texte. La première concerne le rôle et les prérogatives du Parlement dans nos institutions. Il s’agit certes, formellement, d’une proposition de loi. Et nous savons, même s’il y a eu un certain nombre d’améliorations ces dernières années, combien il est difficile de voir une proposition de loi inscrite à l’ordre du jour des assemblées. Mais celle-ci est-elle vraiment l’expression claire de la volonté des parlementaires ?

M. Jean-Louis Gagnaire : Non !

M. Daniel Garrigue : On peut en douter, quand on sait qu’elle a été largement contestée, dans son principe même, par le groupe majoritaire lui-même, qu’elle a donné lieu à quatre rédactions successives, rédactions qui, pour l’essentiel, ne sont pas issues du Parlement,…

M. Richard Mallié, rapporteur : Ça, c’est votre interprétation !

M. Daniel Garrigue : …et que son inscription à l’ordre du jour résulte d’une nouvelle initiative de l’exécutif, à laquelle bien peu s’attendaient.

M. Richard Mallié, rapporteur : Merci pour moi ! Je ne savais pas que j’étais membre du Gouvernement !

M. Daniel Garrigue : C’est la vérité. Je crois, monsieur le ministre, que si l’on veut vraiment réaffirmer le rôle du Parlement, ce qui me paraît nécessaire compte tenu du poids considérable pris par l’exécutif, il faudra s’y prendre d’une manière un peu différente.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Il a raison !

M. Daniel Garrigue : Mon deuxième motif de préoccupation tient à l’unité et aux équilibres des territoires dans notre pays. Monsieur le ministre, nous sommes attachés au principe qui veut que la loi soit la même sur l’ensemble du territoire et qu’elle soit la même pour tous. Là où cet équilibre n’existait pas, il y avait, dans le passé, une volonté de rééquilibrage, à travers l’aménagement du territoire. Or ce texte morcelle le territoire, contribue au développement d’une France à plusieurs vitesses, notamment avec les fameux PUCE. Il risque aussi, il faut le dire, de remettre en cause des structures commerciales auxquelles nous sommes tous attachés, notamment dans les centres des villes moyennes ou dans les bourgs ruraux. Ces structures sont aujourd’hui, nous le savons, particulièrement fragiles. Enfin, mon troisième motif de préoccupation tient à l’idée que nous nous faisons de l’homme et de la société dans laquelle nous vivons. Le repos dominical est une conquête à laquelle les Français sont profondément attachés.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Eh oui !

M. Daniel Garrigue : Le dimanche est le moment privilégié d’exercice des activités religieuses, familiales, associatives, sportives. C’est, par excellence, le moment de la liberté. Or, avec ce texte, vous remettez en cause le fondement même du repos dominical, au profit d’intérêts qui sont d’abord ceux du commerce et ceux du marché.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Bravo !

M. Daniel Garrigue : Vous invoquez la liberté du travail et le volontariat. Mais est-ce vraiment raisonnable lorsque l’on est en situation de crise, avec un chômage qui, malheureusement, progresse, et quand on sait que les personnes qui travaillent dans ces structures sont généralement parmi les plus précarisées ? Il s’agit le plus souvent de femmes isolées qui travaillent à temps partiel. Cette situation est si peu normale que, dans une partie des zones concernées, vous prévoyez même que les salaires seront multipliés par deux. Cela prouve bien que ce n’est pas spontanément que les salariés s’y présenteront. Monsieur le ministre, il y a quelques semaines, vous célébriez vous-même l’anniversaire du 18 juin. Le Président de la République, quant à lui, invoquait à Versailles le programme du Conseil national de la Résistance. Le général de Gaulle disait que la seule cause qui vaille est celle de l’homme. Croyez-vous vraiment que le travail dominical serve la cause de l’homme et qu’il justifie l’acharnement qui préside à l’inscription de ce texte à notre ordre du jour ? Je ne le pense pas, et c’est la raison pour laquelle je m’opposerai à cette proposition de loi.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Très bien !

M. Marcel Rogemont : Enfin un député qui n’est pas un godillot !

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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 22:59

Nicolas Dupont-Aignan, député non inscrit de l'Essonne a jugé, lundi 22 juin, que le discours du président Nicolas Sarkozy au Congrès de Versailles et l’organisation d’un "débat" parlementaire après son départ constituaient une "première ubuesque".

"Cette première institutionnelle depuis la IIe République est assez paradoxale et ubuesque. On nous demande de débattre en réponse du discours du président de la République alors que ce dernier est déjà parti et ne peut donc nous écouter", a lancé le président de Debout la République (DLR) à la tribune du Congrès.

Tout en jugeant "la dérobade du Parti socialiste pas glorieuse", il a estimé que Nicolas Sarkozy avait, avec "de belles paroles", "reproduit un discours de campagne" au lieu de présenter "un remède de cheval" face à la crise.

Le premier des 15 parlementaires non inscrits à en faire la demande avait le droit de s’exprimer pendant cinq minutes. François Bayrou (MoDem) avait dégainé le premier avant de décider, finalement, de passer son tour. C’est donc Nicolas Dupont-Aignan qui a eu le droit de s’exprimer et qui a profité de cette fenêtre de tir pour pointer toutes les contradictions du discours sarkozyste.


Congrès : Discours de Nicolas Dupont-Aignan
par dlrtv
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 06:17
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