Actualités nationales

Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 18:54

Pierre Lefranc et NDAAvec la mort de Pierre Lefranc, le 7 janvier 2012, c'est un compagnon de route du Général de Gaulle qui disparaît. Celui qui fût son chef de cabinet, a toujours voué une loyauté et une fidélité sans faille au chef de la France Libre et a continué, après la disparition du Général, à oeuvrer et àporter, inlassablement, le message et les valeurs du Gaullisme au travers des années.

 

Dans l'allocution prononcée par l'actuel président de la Fondation Charles de Gaulle, le 12 janvier dernier, pour rendre hommage à cet infatigable compagnon, Jacques Godfrian a conclu par cette phrase : "Pierre Lefranc fut un exemple, il est désormais un modèle de ce que l’on peut espérer de plus noble pour la jeunesse française". Bel hommage pour celui qui, au même titre qu'Yves Guéna, mérite la reconnaissance profonde de la Nation pour un engagement ininterrompu au service de la France.

 

 

A l'heure de cette triste disparition, de nombreux ténors de l'UMP, au niveau national ou local, ont pris soin de rendre un hommage appuyé à Pierre Lefranc. Soucieux de s'approprier les valeurs inaliénables du Gaullisme, celles-là même que, régulièrement, ils foulent allègrement en faisant disparaître, de façon pernitieuse et préméditée, des pans entiers de notre souveraineté nationale, ils n'hésitent pas à dresser des parallèles fort contestables et souvent inappropriés entre l'action de ce "baron" du Gaullisme et celle de nos gouvernants actuels.

Ils oublient que, loin d'avoir abandonné son interminable quête pour l'intérêt supérieur de la nation, Pierre Lefranc n'avait jamais accepté les dérives d'une politique qui, petit à petit, n'a fait que rabaisser le rôle de la France sur la scène internationale. Pierre Lefranc n'a jamais été un homme d'appareil. Pierre Lefranc était un homme d'Etat. Par son indépendance d'esprit, il a, à de nombreuses reprises, marqué ses distances avec la politique menée par Nicolas Sarkozy, qu'il s'agisse de la réintégration de la France dans le commandement de l'OTAN, de la participation de l'Armée française à la guerre en Afghanistan, du détricotage de la constitution de la Vème République, du contournement de la voix du peuple après le vote négatif de 2005 au référendum sur le projet de constitution européenne.

C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il avait accepté, en septembre 2008, de participer aux Universités de rentrée de Debout La République en apportant son soutien et toute son affection à Nicolas Dupont-Aignan. Et les temes de l'allocution de Jacques Godfrain reviennent à nouveau dans nos têtes... "Pierre Lefranc fut un exemple, il est désormais un modèle...".

 

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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 21:54

Honneur aux dames, dans cette tribune. On dit souvent qu’il faudrait féminiser le monde politique car les femmes feraient preuve d’une sensibilité plus développée que les hommes et seraient donc plus en phase avec les préoccupations réelles de nos concitoyens. Pourtant, deux femmes, une au PS, l’autre à l’UMP, viennent récemment de démontrer le contraire.

 

A bâbord, Ségolène Royal qui après son cuisant échec aux primaires citoyennes organisées par le PS, est à nouveau sur le pont pour briguer, en cas de victoire de la gauche aux présidentielles et aux législatives de 2012, le perchoir à l’Assemblée Nationale. Et pour assurer son élection, elle aurait d’ores et déjà mis main basse sur la circonscription de La Rochelle en Charente-Maritime grâce au désistement fort opportun du député maire en place, Maxime Bono.  Exit son fief de Melle dans les Deux-Sèvres, exit sa passion pour la région Poitou-Charentes qu’elle préside d’une main de fer, Ségolène aurait ainsi trouvé la nouvelle voie pour satisfaire son irrépressible ambition : la présidence de l’Assemblée Nationale. Les électeurs apprécieront cette capacité que semblent avoir les socialistes à se répartir les rôles avant même que les français ne se soient prononcés dans les urnes. Et à un moment où la crise frappe de plus en plus durement nombre de nos concitoyens, la danse du ventre de Ségolène au pied du perchoir n’est certainement pas un gage de respect pour les électeurs de ce pays.

Segolene & Rachida

A tribord, c’est Rachida Dati qui, à l’UMP, réagit, depuis quelques jours, au parachutage annoncé (et désormais confirmé par le principal intéressé) de François Fillon dans la circonscription parisienne que convoitait, avant lui, l’ancienne Garde des Sceaux. Certes, dans cette affaire, ni le premier ministre, ni le maire du VIIème arrondissement de la capitale ne sont des oies blanches et nous nous garderons bien de prendre position pour l’un ou pour l’autre (d’ailleurs, vu de la Dordogne, les prochaines législatives à Paris, qu’est-ce qu’on s’en fout). Ce qui est condamnable, dans cette affaire, c’est, là encore, cette capacité des politiques à toujours envisager le « coup d’après » pour construire leur propre carrière et assouvir leurs ambitions, et ce, sans se soucier réellement des attentes de leurs concitoyens. Jean-François Copé, le patron de l’UMP, qui s’était plaint du monopole médiatique dont avait joui le Parti Socialiste pendant le long (très long…) feuilleton des primaires socialistes, doit être ravi de voir Rachida Dati s’emparer du temps d’antenne désormais offert à la majorité présidentielle, pour flinguer le premier ministre (son ancien patron lorsqu’elle faisait partie de l’équipe gouvernementale) et porter, à son encontre, des accusations particulièrement graves et précises de clientélisme (d’après elle, François Fillon aurait casé le fils Tibéri pour s’assurer le soutien de l’ancien maire de Paris et aurait embauché des conseillers à Matignon pour préparer le terrain d’atterrissage dans la capitale). Or, Rachida Dati oublie certainement qu’elle doit exclusivement sa carrière politique à Nicolas Sarkozy qui n’a vu, en elle, que le symbole de la fille d’immigrés ayant réussi grâce à l’intégration républicaine… au point de lui offrir, comme tremplin, le ministère de la Justice. Déjà gâtée, par le Président de la République, Rachida Dati vise désormais, en fait, la Mairie de Paris en 2014… et attend de voir pour 2017.

 

2017, année d’élection présidentielle (sauf bouleversement du calendrier électoral, d’ici là) avec d’autres ambitions féminines qui, nous en prenons aujourd’hui le pari, devraient éclater au grand jour, qu’elles se nomment Rama Yade ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

Mais sans nous projeter dans le futur et pour en revenir à nos prétendantes du jour, la décence voudrait que, de Ségolène à Rachida, cette caste s'intéresse, aujourd’hui, dans les fonctions qu’elles exercent actuellement, aux préoccupations essentielles de ceux qui les ont faites reines. Mais l’ambition prend parfois la forme d’une addiction et, apparemment, dans ce domaine, l’appétit des politiques ne serait pas en relation avec le niveau de testostérone...

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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 23:44

Lagarde TapieAu travers de la décision de la Cour de Justice de la République de lancer une enquête sur la procédure mise en place par Christine Lagarde pour régler le différend qui opposait l’Etat, ancien propriétaire du Crédit Lyonnais, à Bernard Tapie dans l’affaire « Adidas », c’est une nouvelle fois l’image de la France qui est écornée au travers des nouvelles fonctions qu’exerce, désormais à la tête du FMI, l’ancienne ministre de l’économie et des finances de Nicolas Sarkozy. En ce sens, la candidature de Madame Lagarde constituait déjà une erreur politique majeure dès lors que planait le doute d’une éventuelle procédure à son encontre même si, à ce stade, il ne s’agit que de mener des plus amples investigations.

 

Mais cette affaire révèle, en fait, un bien plus grand scandale qui a été dénoncé, dès l’origine, par Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République, mais aussi par des Centristes, au premier rang desquels François Bayrou (Modem) et Charles Amédée de Courson (Nouveau Centre).

Et ce scandale se résume en quatre points essentiels.

 1er point : en choisissant d’éviter le cours normal de la justice au travers d’une procédure arbitrale exceptionnelle, la ministre de l’économie et des finances de l’époque a montré une certaine défiance envers l’institution judiciaire française qu’elle n’a pas estimé capable, à priori, de pouvoir rendre une décision juste et équitable. Venant d’un ministre de la République, une telle démarche est tout bonnement inacceptable et aurait dû faire réagir tous les républicains de l’Assemblée Nationale, quel que soit le banc sur lequel ils siègent, UMP compris.

 2ème point : à l'époque, pour justifier son choix déjà controversé d'une forme de tribunal privé, Christine Lagarde avait rétorqué que ses services lui avaient indiqué « qu’après déduction des impôts et des créances détenues par l'Etat, c’est la somme de 30 millions d’euros qui devrait être versée au bénéfice des époux Tapie. » Or, il a été démontré, depuis, que les sommes perçus par Bernard Tapie ou, contrairement à ce qu’indiquait la ministre, par sa société « Groupe Bernard Tapie », avoisinaient les 250 millions d’euros. Joli pactole.

 3ème point : la somme globale indiquée ci-avant, une partie, soit 45 millions d’euros, ont été versés aux époux Tapie au titre des seuls « dommages et intérêts ». Quand on sait que dans une précédente décision de justice, ce poste de préjudice était indemnisé à hauteur… d’un euro symbolique, on peut raisonnablement se demander si la Cour d’Appel de Paris qu’aurait normalement dû saisir la ministre pour régler ce litige, aurait attribué une telle somme à l’ancien homme d’affaires.

4ème point : un des arbitres composant la commission qui a statué dans cette affaire avait déjà eu l’occasion de travailler avec un avocat de Bernard Tapie. Il aurait donc dû être récusé pour garantir un minimum d’impartialité de cette instance.

 

Bien qu’elle s’en défende, il reste une suspicion sur l’identité réelle du donneur d’ordre : Christine Lagarde a-t-elle vraiment pris cette décision seule comme elle le prétend ou sur ordre de l’Elysée ? En tout état de cause, deux choses sont sûres : d’une part, Nicolas Sarkozy ne pouvait être tenu à l’écart d’une telle manœuvre et, d’autre part, ce petit arrangement entre « amis » s’est incontestablement fait sur le dos du contribuable français qui a réglé cette ardoise colossale. Quand on vous disait qu'il s'agissait d'un véritable scandale d'Etat...

 

Pascal BILLAT

Secrétaire départemental DLR 24

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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 23:03

On se souvient de la façon dont Nicolas Sarkozy avait trahi Jacques Chirac, en 1994, en rejoignant, avec armes et bagages, Edouard Balladur dont il avait soutenu la candidature et la campagne pour l’élection présidentielle. Mauvaise pioche, Jacques Chirac fut finalement élu président de la République en mai 1995.

Jean SarkozyOn se souvient aussi du fils du président de la République, Jean Sarkozy, soutenant, en 2008, David Martinon pour les élections municipales à Neuilly sur Seine (« jusqu’à la mort » avait-il dit) avant de tourner casaque et d’organiser, derrière Arnaud Teullé, leader de l'UMP locale, l’assassinat politique de l’ancien porte-parole de l’Elysée. Résultat : c’est le candidat dissident, divers droite, Jean-Christophe Fromantin qui remporta les élections municipales quelques semaines plus tard.

Cet épisode semblait montrer que le gène de la trahison pouvait être transmissible. Or, le dernier épisode en date dans les Hauts de Seine vient d’en apporter la preuve irréfutable. Et c’est à l’occasion des élections cantonales de ce mois de mars 2011 que la démonstration en a été faite.

Afin d’assouvir sa soif de pouvoir (un autre gène transmissible ?...), Jean Sarkozy avait organisé, avec l’appui d’Isabelle Balkany, la destitution du président du Conseil Général des Hauts de Seine, Patrick Devedjian, pourtant sarkozyste historique. Le but était d’offrir la présidence de cette collectivité à Isabelle Balkany pour une période transitoire de trois ans (jusqu’au prochain scrutin de 2014 sensé inaugurer l’élection des conseillers territoriaux) avant que le trône soit offert sur un plateau au prince Jean. Mais c’était compter sans la démocratie et la capacité des citoyens à sanctionner ce genre de manœuvres politiciennes nauséabondes. Isabelle Balkany a été battue au second tour des cantonales et le meccano politique imaginé par les apprentis sorciers des Hauts de Seine s’est soudainement effondré. Papa a dû se résigner à convoquer à l’Elysée son fils, Jean 1er, et son ancien ministre de la relance, Patrick Devedjian, pour siffler la fin de la récréation, les dissensions actuelles au sein de l’UMP suffisant amplement à occuper l’esprit du Chef de l’Etat.

Mais ce nouvel épisode ne nous rassurera pas sur la loyauté et la droiture des Sarkozy… père et fils !

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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 12:17

Carte électoraleAu terme du premier tour de scrutin des élections cantonales qui se sont déroulées dimanche dernier, 20 mars 2011, il semble raisonnable de tirer trois grands enseignements difficilement discutables :

 

1 - l'UMP a pris une gifle électorale conséquente puisque les candidats qui se sont présentés sous l'étiquette de la majorité présidentielle (impossible de dire "sous l'étiquette de l'UMP" tant il est vrai que l'appartenance au parti majoritaire a été gommée de la plupart des affiches et documents électoraux des candidats de droite) n'ont pu s'exonérer de la politique nationale conduite par le gouvernement et qui semble être désormais rejettée par une très large majorité des français,

 

2 - le parti socialiste confirme sa percée des régionales de 2010 mais sans, pour autant, que cette remontée du principal parti d'opposition reflète une réelle adhésion des électeurs. Il s'agit plus de sanctionner le gouverment que d'accorder une quelconque confiance au PS pour représenter une alternative crédible dans la perspoective des prchaines consultations électorales majeures,

 

3 - le Front National, avec des scores rarement atteints à l'occasion d'une consultation locale, revient au centre du jeu politique français et les différents commentaires et prises de positions qui ont suivi ce premier tour de scrutin sont symptomatiques de cette situation.

 

Alors qu'au lendemain du second tour de ces élections cantonales, seront très probablement lancées, au sein de chaque famille politique, les grandes manoeuvres pour l'élection présidentielle de 2012, Debout La République, qui compte bien participer au travers de la candidature de Nicolas Dupont-Aignan, au débat politique majeur que constitue cette élection, n'échappera pas à une nécessaire clarificaiton de son positionnement face au Front National. En effet, il faut être lucide : les prises de positions qui peuvent paraître communes comme, par exemple, la sortie de l'euro, vont inévitablement amener les observateurs et commentateurs de la vie politique française à dresser systématiquement des parallèles entre les programmes de DLR et du FN.

 

Par ailleurs, on observe déjà que des mouvements politiques avec lesquels nous avons eu l'occasion de partager les tribunes, voire de mener des campagnes conjointes, dès lors que notre attachement à certaines valeurs comme la souveraineté nationale consituait un socle idéologique commun, ont d'ores et déjà appelé à un rassemblement des "mouvements patriotiques" englobant DLR, le MPF... et le Front National. Or, au delà des différences de fond qui nous éloignent du Front National, une telle stratégie serait suicidaire pour notre mouvement qui aspire, justement, à représenter l'alternative gaulliste et sociale qui permettra, un jour, à nos compatriotes de s'opposer efficacement à un système qui a progressivement confié les vrais pouvoirs de décision à des organes extra-nationaux. Au jourd'hui, le manque de notoriété de Debout La République dans le paysage politique français, amène les électeurs à exprimer leur écœurement de la politique au travers du seul prisme réducteur que représente le Front National.

 

Pour autant, que les choses soient claires. Il ne s'agit pas, comme le font avec beaucoup d'arrogance et une condescendance manifesstement contre-productive, les représentants de la gauche, de stigmatiser à outrance le Front National et encore moins les électeurs qui ne trouvent plus que le bulletin de vote FN pour exprimer leur ras-le-bol. Il s'agit d'affirmer qu'il existe une autre voie qui, autour du rassemblement du peuple français, permette réellement à notre pays de reprendre la conduite de ses affaires.

 

Au travers d'un excellent billet qu'il a publié sur le site national de Debout La Républqiue, c'est ce même sentiment que traduit de façon beaucoup plus éloquente notre vice-président, François Morvan. A lire sans modération.

 

LA FRANCE A LA CROISÉE DES CHEMINS

par François MORVAN

Vice-président de Debout la République

 

Francois MORVANLe système politique bâti depuis trente ans entre l’UMP et le PS est au bord de l’implosion. Voilà ce que nous disent les résultats des cantonales, toutes les études d’opinion effectuées autour de ces élections, et la cacophonie qui s’ensuit, ou se poursuit, aussi bien au gouvernement qu’au Parti socialiste.

 

Les français renouent avec l’abstention massive, plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. L’UMP est clairement en difficulté et en recul, traduisant le désarroi d’un électorat traditionnel de droite devant le vide de la politique de Nicolas Sarkozy et le retour dans l’abstention ou le vote Front National de ceux à qui la campagne de 2007 avaient fait croire en un vrai changement de cap.

 

Ce n’est qu’en comparaison de cet échec que la gauche et le Parti Socialiste peuvent apparaître comme gagnants relatifs du scrutin. En réalité, ils ne progressent que peu sur une mer d’abstention. Dit autrement, la gauche n’est pas aujourd’hui, pour les français, une alternative crédible.

 

L’ampleur du vote Front National est avec l’abstention le deuxième élément marquant. En présentant des candidats dans 25% de cantons de moins, il réunit 92% de ses voix de 2004, atteignant en moyenne 15% des voix et étant présent au second tour dans près de 20% des cantons renouvelables, à part égale face à des candidats UMP ou de gauche.

 

Le scrutin des cantonales reflète un point d’inflexion indiscutable dans l’histoire du pays et traduit une nouvelle étape dans l’épuisement des forces qui ont porté en France le politique de la mondialisation ultralibérale. L’UMP l’a fait au nom de l’idéologie de la concurrence sans limite comme pris à payer d’un progrès social sans cesse remis à demain. La gauche l’a fait au nom d’un internationalisme confondu avec la disparition des nations. Elles se sont rencontrées, ont échangé leurs idéologies jusqu’à en devenir des étoiles jumelles.

 

Confrontés au délitement social, politique, économique de la France, seul un tiers des citoyens voit encore des différences entre les deux partis qui gouvernent en alternance depuis trente ans. Plus de huit français sur dix estiment que l’avenir du pays est décidé par les marchés financiers et par l’Union Européenne et que les politiques, qui pourraient reprendre le contrôle du destin du pays ne veulent plus ou ne peuvent plus le faire. Deux tiers des français pensent que la France est soumise à une immigration excessive et à une insécurité grandissante. Si les françaises et les français gardent encore un espoir dans la capacité de l’élection présidentielle à peser sur les événements, ils pensent que les autres élections n’ont plus aucune importance.

 

Les chroniqueurs de l’oligarchie médiatique, politique et financière parlent de “lepénisation” des esprits. Ils prennent en fait les français pour des imbéciles. Le Front National ne fait en réalité que récupérer à son profit le désespoir des français. 70% des électeurs mêmes du Front National disent pourtant, au contraire de ce que ce dernier prétend, ne pas adhérer en positif à ses idées, c’est à dire qu’ils ne sont pas dupes des excès - et notamment la stigmatisation de certains français - que le FN continue à charrier, quoiqu’on dise sur la modernité de Marine par rapport à son père. Mais il s’opère un vrai basculement : ce n’est plus parce qu’on adhère à ces excès que l’on vote Marine Le Pen, c’est en dépit de cela, parce qu’il semble ne plus rien exister d’autre pour exprimer son refus et son dégoût.

 

L’UMP comme le PS croient pouvoir encore utiliser le vote Front National. La présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle assurerait à son adversaire UMP ou PS une victoire sans combat, sous l’égide d’un “Front Républicain” qui ne serait plus que l’alliance des mêmes intérêts de pouvoir. Et quelle aubaine ce sera de voir le prochain "dérapage" de Jean-Marie Le Pen ou la stigmatisation systématique des français musulmans de la fille venir jeter le discrédit sur toute politique alternative au système UMPS, puisque Marine Le Pen fait aujourd’hui du copier-coller avec le programme de Debout La République. Le système politique s’offusque de l’existence du Front National mais il contribue chaque jour à l’entretenir comme voie de stérilisation du vote populaire pour un pays qui ne veut plus de la politique suivie depuis trente ans.

 

La France vit ainsi une phase critique de son histoire. Les françaises et les français le savent. Ils sont de plus en plus nombreux aujourd’hui à utiliser le vote Front National comme la seule arme dont ils croient pouvoir disposer.

 

Mais la désagrégation du pays ne pourra que se poursuivre dans le renoncement que serait l’impasse d’un vote massif FN comme seul exutoire.

 

Raison de plus pour faire grandir l’alternative gaulliste, sociale et nationale dont la France a tant besoin aujourd’hui.

 

C’est pourquoi Nicolas Dupont-Aignan sera présent à la présidentielle pour changer la donne, c’est pourquoi les médias ne lui laissent que si peu de place, et c’est pourquoi tout sera fait pour empêcher que les citoyens n’aient plus le choix qu’entre le maintien du système et un vote désespéré.

 

C’est le combat de Debout La République dont rien ne nous fera dévier, parce qu’à la croisée des chemins, nous sommes sûrs que le peuple français, rejetant les manipulations et les mensonges, va choisir la bonne direction.

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