Il y a un an, Daniel Garrigue claquait la porte de l’UMP.
Alors que, ce dimanche 11 octobre, le parti de la majorité présidentielle avait rameuté ses troupes à
Thiviers, derrière l’étendard du candidat (desormais girondin) Darcos, en vue des élections régionales de mars 2010, Daniel Garrigue organisait, en soirée, sa réunion de rentrée parlementaire à
Bergerac.
Le premier constat porte sur le nombre de participants. Si l’UMP n’a pas réussi à renouveler le score de
participation qu’elle affichait l’année dernière à Thiviers (350 personnes présentes cette année contre plus de 400 l’an passé), Daniel Garrigue, bien qu’il ne dispose désormais plus d’aucun
appareil politique pour le soutenir dans son action, a réussi le challenge de réunir presque 300 personnes un dimanche soir à Bergerac. Belle performance !
Alors, peut-être, vous demanderez-vous pourquoi le représentant de
Debout La République en Dordogne (votre serviteur) a cru bon d'assister à cette manifestation et pour quelle raison, de surcroît, lui a t-il semblé opportun de relayer les propos
du député du Bergeracois sur le site internet de notre fédération (cliquez ici pour télécharger l'intégralité du discours de Daniel Garrigue).
En premier lieu, parce que le courage politique est une denrée
rare. Or, par sa démarche, Daniel Garrigue montre qu’il préfère œuvrer au service de ses convictions quand bien même la voie qu’il emprunte serait semée d’embûches et lui rendrait plus difficile
le chemin de la reconquête électorale en Dordogne. Mais c’est à ce trait de caractère qu’on reconnaît les gaullistes et Daniel Garrigue démontre,
s’il en était encore besoin, que le renoncement et la soumission ne font décidément pas partie de son vocabulaire.
Mais au delà de l’homme, c’est aussi une convergence d’idées et de
valeurs qui nous rapproche du Député du Bergeracois. Bien sûr, nous n’avons jamais caché notre désaccord avec Daniel Garrigue sur sa vision de la construction européenne à l’égard de laquelle,
dans sa forme actuelle, nous émettons, pour notre part, de vives critiques. Néanmoins, au cours des derniers mois, Nicolas Dupont-Aignan, le président de notre mouvement, et Daniel Garrigue, ont
eu, à de nombreuses reprises, l’occasion de mener des combats communs à l’Assemblée Nationale : bouclier fiscal, travail du dimanche, loi Hadopi, mais aussi la mode de gouvernance de
l’hyper-président de la République, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, la dérive ultra-libérale de la commission européenne au travers de la présidence exercée par
José Manuel Barroso,…
Aussi, sans renier nos différences, il semblerait que nous
partagions assez de valeurs communes pour associer nos forces à l’occasion des futures échéances électorales qui nous attendent, qu’il s’agisse de l’échelon national ou des enjeux locaux. En ce
sens, le projet de construction d’un Pôle Républicain auquel a fait référence Daniel Garrigue tout au long de son discours, dimanche dernier, doit nous amener, dans un premier temps, à ouvrir les
discussions nécessaires afin d’envisager les contours d’une action concertée qui serait, le moment venu, de nature à offrir une alternative politique crédible face à une majorité présidentielle
arrogante et à une gauche irresponsable. C’est en tout cas dans cette direction que j’inviterai prochainement les adhérents de DLR 24 à
s’orienter.
Pascal BILLAT
Chargé de Mission
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Néanmoins, s’agissant des mesures validées par le Conseil de Modernisation des Politiques Publiques, celles touchant à l’organisation du Ministère de l’intérieur et plus précisément à
la redéfinition des tâches du personnel de la Police Nationale, semblent se traduire, dans les faits, par une baisse particulièrment inopportune du recrutement des effectifs. En effet, face à une
insécurité qui, malgré le discours toujours volontaire affiché par Nicolas Sarkozy (à quelque poste qu’il ait occupé depuis plusieurs années, y compris avant son accession à la présidence de la
République), reste à un niveau élevé, s’agissant notamment de l’inquiétante recrudescence des violences à la personne, il appartient à l’Etat, dans l’exercice de ses fonctions régaliennes,
d’organiser une riposte proportionnelle qui ne peut s’inscrire dans la seule redéfinition des missions des effectifs en place. Or, il semblerait que l’objectif du gouvernement soit de réduire, de
façon drastique, la voilure en matière d’effectif policier et de gendarmerie au cours des deux prochaines années et, par conséquent, de limiter la formation et les concours d’entrée dans la
Police.
Au-delà de cette prise de position responsable, la Fédération de la Dordogne de Debout La République tient à rappeler que les décisions gouvernementales pourraient,
de surcroît, avoir des répercussions dramatiques sur la situation économique de notre département. En effet, la Dordogne compte, à la fois, une école de Gendarmerie à Saint-Astier et une des 14
écoles nationales de Police à Périgueux. Dans son édition du samedi 1er août 2009, le quotidien Sud-Ouest relatait, d’ailleurs, les interrogations du personnel de l’école nationale de
Police de Périgueux qui, dans le cadre de la cérémonie organisée pour la sortie de la 219ème promotion de gardiens de la paix, s’inquiétait de n’avoir reçu, à ce jour, aucune information sur les
futurs recrutements et, plus précisément, sur l’ouverture d’une nouvelle cession au mois de septembre prochain. C’est pourquoi, la Fédération de Debout La République de
Dordogne s’élève contre une disposition qui aurait comme double conséquence, un affaiblissement des pouvoirs de l’Etat dans la lutte contre l’insécurité au niveau national, et une
fragilisation de l’économie du département de la Dordogne que la crise actuelle rendrait encore plus sensible.
La
fédération UMP Dordogne organise, comme chaque année sa fête départementale du 18 juin, dans l'esprit voulu par Yves Guéna, fondateur de ce rendez vous traditionnel des Gaullistes de
Dordogne.
Avec les élections européennes, nous venons d'écrire la première page de notre hisoire mais
la présence de notre mouvement dans ce scrutin n'aurait pas été possible sans l'engagement personnel de nos candidats, au premier rang desquels, notre tête de liste, Henri
TEMPLE. Contrairement aux apparatchiks ou à tous ceux qui assurent leur carrière (et donc leurs revenus) au gré des nominations politiques (président du CSA par ci, président de
l'Institut du Monde Arabe par là), nos candidats ont financé leur campagne sur leurs fonds personnels. Rien que pour ça, leur engagement désintéressé et leur ferveur militante font honneur à tout
notre parti. Ils sont le symbole de la sincérité de notre engagement dans le débat politique. Alors merci Henri et merci à tous les colistiers qui nous ont permis de faire connaître

Derniers Commentaires