Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 20:34

Retour sur l'intervention du président de la République, la mardi 27 octobre 2009 à Poligny, face aux répresentant du monde agricole.

S'il est bien pratique, lors de la conception d'un document, d'utiliser la fonction du "copier-coller", son usage peut traduire un réellement sentiment de désintérêt à l'égard des interlocuteurs auxquels on s'adresse lorsqu'elle s'applique à un discours politique. Qui plus est lorsque, celui qui prononce le discours, introduit ses propos par "Moi je ne suis pas venu vous tenir un discours que vous avez déjà entendu...". Alors, précipitation ? Désinvolture ? Dédain pour le monde agricole ? Chacun se fera son opinion. Mais ce qui peut faire sourire lorsqu'on regarde la vidéo ci-dessous est, par contre, particulièrement navrant lorsqu'il s'agit de mesurer le niveau d'intérêt porté par Nicolas Sarkozy à l'agriculture française. Dans un département rural comme la Dordogne, les exploitants agricoles, qui doivent, tous les jours, faire face à des difficultés de plus en plus grandes, apprécieront l'intérêt qui est porté à leur profession au plus haut sommet de l'état. Mais peut-être que Jérôme Peyrat, Président de la Fédération UMP de la Dordogne, qui s'était récemment auto-proclamé, sur son blog, interlocuteur préviligié des agriculteurs de Dordogne, réussira à trouver les mots pour réconforter une profession dont il sait qu'elle pèse fort dans son électorat.


Discours de Sarkozy : il n'y aurait pas de l'écho?
par LePostfr

Communiqué de presse de Nicolas Dupont-Aignan

Mais si la forme est discutable, le fond du discours du chef de l'Etat n'est pas, non plus, vraiment rassurant pour l'avenir de notre agriculture. A ce titre, vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de presse publié par Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République en écho à l'intervention du président de la République.

Agriculture : Nicolas SARKOZY écope un bateau qui coule

L’ampleur du plan en faveur de l’agriculture, annoncé aujourd’hui par le président de la République, doit être saluée.

Mais, hélas, il n'en s’agit pas moins d’une réponse tardive, insuffisante et incertaine.

- Tardive, car le chef de l’Etat se scandalise d’une situation - un peu comme s’il la découvrait - qu’il a lui-même laissé se développer depuis plus d’un an.
- Insuffisante, car si les déséquilibres de répartition de la valeur ajoutée entre producteurs et distributeurs sont dénoncés, rien de concret n’est proposé pour y mettre un terme.
- Incertaine, car, une fois de plus, le président de la République s’en remet à l’Europe pour réguler dans la durée les marchés agricoles, ce qu’elle se refuse obstinément à faire, à l’unisson avec l’OMC toujours autant animée d’une vision ultralibérale, suicidaire, de l’agriculture.

Au-delà des grands mots qui ressemblent, une fois de plus, à de vaines promesses électorales, on a bel et bien le sentiment que le chef de l’Etat a décidé d’accompagner la crise de l’agriculture française au lieu de lui apporter une réponse durable. Alors que le bateau coule, il se contente d’écoper.

Pour sa part, Debout la République réclame, à nouveau, le rétablissement de prix minimum garantis, assortis de quotas, dans le cadre d’une Politique Agricole Commune rénovée et non pas démantelée, car, une nouvelle fois, les agriculteurs ont avant tout besoin d’une vraie régulation durable des marchés plutôt que de plans d’urgence qui s’empilent les uns sur les autres.

Nicolas Dupont-Aignan
Député de l’Essonne
Président du rassemblement gaulliste Debout la République

Par DLR 24 - Publié dans : Agriculture
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Commentaires

Seule la chemise à rosi de ce copié-collé. La lecture de Sud-Ouest le 17 octobre, signalait le revenu mensuel d'un périgordin à 508 e, hors régime agricole, et précisant que cela abaisserait le montantque d'en tenir compte.Imaginons les calculs face aux dépenses incontournables, avec la listes toujours croissante des débits.. Les témoignages de détresse sont nombreux, et je me permets de citer les propos imprimés de notre Président
"Je pense notamment aux agriculteurs. Je pense plus encore à leurs veuves qui ont tant travaillé toute leur vie, et qui ne touchent pas de quoi vivre.Je pense à ces femmes du Périgord, si dures à la peine, et que le veuvage réduit presque à la misère"...
Du Zolà, non du vécu ! le lyrisme: voilà le texte du candidat SARKOZY. Elu, tout n'est pas possible, et ensemble force est de constater que les disparités et les inégalités vont croissantes. Etre né en France, de famille d'agriculteur relèverait d'une maltraitance en continu, d'autres arrivés sur notre terre d'accueil sont immédiatement traités dans la dignité et une autre aisance!
"Ne plus tolérer les injustices qui font honte à notre République" encore des paroles imprimées, que le candidat devenu Président à archivées.





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Commentaire n°1 posté par ARI le 02/11/2009 à 12h21
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