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Après le congrès fondateur de Debout La République, le 23 novembre 2008, il est apparu important que
ce mouvement gaulliste et républicain soit représenté en Dordogne afin de s’inscrire rapidement et durablement dans la vie politique de notre département. Plusieurs raisons ont motivé cette
volonté d’enracinement local.
1 - La perspective des prochaines échéances électorales.
En 2009, les français auront à élire leurs représentants au Parlement européen. A cette occasion, il est indispensable que la voix des périgourdins qui ont majoritairement
refusé, en mai 2005, la ratification du projet de constitution européenne puisse trouver un relais dans l’offre politique du moment. Or, ni l’UMP qui après la disparition du RPR a perdu tout
esprit critique vis-à-vis de la construction européenne actuelle, ni le PS qui n’a pas de ligne directrice claire sur l’Europe et qui reste, après son calamiteux congrès de Reims, enfermé dans
ses querelles de personnes, ni le MODEM qui prône, sans l’afficher ouvertement, un modèle fédéraliste, ne peuvent répondre à l’attente de ceux qui croient en une Europe indépendante construite
sur le respect des identités nationales et sur le choix des peuples à disposer de leur destin. Bien entendu, les mouvements extrêmistes ou radicaux,
qu’ils soient de droite (FN) ou de gauche (NPA, PCF ou le nouveau Parti de la Gauche) n’apportent pas, non plus, de réponse crédible à cette exigence européenne. Faisant le choix de
l’indépendance (pas d’alliance avec les mouvements souverainistes de quelque bord qu’ils soient), Debout La République offrira une alternative responsable à tous ceux qui ont conscience de la
nécessité de contribuer à l’émergence d’une coopération des nations européennes mais qui n’acceptent pas que l’idée européenne puisse se construire à l’encontre de la volonté exprimée par les
peuples qui en sont issus. En ce sens, la récente annonce selon laquelle le peuple irlandais serait à nouveau appelé à ratifier, au travers d’un second référendum, le projet de constitution
européenne qu’il a rejeté il y a seulement quelques mois est un déni de démocratie qui ne peut servir la cause européenne.
2 - La situation politique en Dordogne.
L’enracinement de Debout La République en Dordogne répond aussi à un besoin de renouvellement de l’offre
politique départementale. Depuis 15 ans maintenant, le Parti Socialiste a noyauté la vie publique départementale en mettant en œuvre une politique clientéliste qui a mis à genoux l’opposition
départementale. Usant de la faculté d’octroyer des subventions aux élus locaux au travers des contrats d’objectifs, Bernard Cazeau, Sénateur, mais surtout Président du Conseil Général, joue les
grands seigneurs avec les édiles qui n’ont d’autre choix que de lui faire allégeance ou de mettre un mouchoir sur leurs convictions politiques lorsque celles-ci peuvent mettre en péril
l’obtention des subsides du Département. La politique économique et sociale du Conseil Général n’a pas permis, en plus d’une décennie, de faire évoluer le classement national de la Dordogne en
terme de richesse. C’est à se demander si la paupérisation de la population périgourdine n’est pas le but recherché afin de conserver un électorat qui restera toujours plus sensible au discours
d’une gauche bien souvent irresponsable dans ses propos.
Si la gauche est solidement enracinée en
Dordogne c’est aussi parce que le parti présidentiel, l’UMP, enchaîne les déboires électoraux et voit, au fil des ans, son implantation départementale se réduire comme peau de chagrin. Il
n’a pas su accepter, en son sein, le débat et la critique. Il suffit, pour s’en convaincre, d’aller surfer sur quelques blogs locaux pour s’apercevoir qu’en dehors de l’adulation et du culte du
chef qui sont réservés au Président de la République, Nicolas Sarkozy, peu se risquent à provoquer le débat. C’est pourtant ce qu’avait tenté de faire, Daniel Garrigue, député du bergeracois et
ancien président de l’UMP départementale. Tout d’abord en posant ouvertement la question du style « Sarkozy » et de l’orientation libérale de la politique gouvernementale qui ne
correspondent pas aux attentes de la population du grand Sud-Ouest qui, élection après élection, inflige de sévères revers électoraux au parti présidentiel. Mais c’est aussi en s’opposant, en
tant que parlementaire, à des sujets qui lui paraissaient essentiels (réintégration de la France dans l’OTAN, financement du RSA et bouclier fiscal, ouverture dominicale des commerces…) que
l’ancien président départemental de l’UMP s’est attiré les foudres présidentielles. Dés lors, et bien qu’il restât le seul parlementaire issu de l’UMP dans ce département, l’Elysée a décidé de
lâcher les chiens en la personne de Jérôme Peyrat, Directeur Général de l’UMP au niveau national et conseiller auprès du Chef de l’Etat qui a reçu mission de reprendre en mains les rênes de la
Fédération. Jérôme Peyrat a été élu, le 11 décembre dernier, président de la fédération de la Dordogne. Exit donc Daniel Garrigue qui n’a pas attendu la tenue de ce scrutin interne pour claquer
la porte de l’UMP et qui siège, désormais, parmi les non inscrits à l’Assemblée nationale.
Il existe donc bien, dans ce département, un espace politique pour un nouveau mouvement ayant vocation à rassembler les défenseurs des valeurs républicaines. C’est en tout cas le challenge que nous nous fixons, avec Nicolas Dupont-Aignan, pour que vive et prospère Debout La République en Dordogne.
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