Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 23:46

Après le congrès fondateur de Debout La République, le 23 novembre 2008, il est apparu important que ce mouvement gaulliste et républicain soit représenté en Dordogne afin de s’inscrire rapidement et durablement dans la vie politique de notre département. Plusieurs raisons ont motivé cette volonté d’enracinement local.

1 - La perspective des prochaines échéances électorales.

En 2009, les français auront à élire leurs représentants au Parlement européen. A cette occasion, il est indispensable que la voix des périgourdins qui ont majoritairement refusé, en mai 2005, la ratification du projet de constitution européenne puisse trouver un relais dans l’offre politique du moment. Or, ni l’UMP qui après la disparition du RPR a perdu tout esprit critique vis-à-vis de la construction européenne actuelle, ni le PS qui n’a pas de ligne directrice claire sur l’Europe et qui reste, après son calamiteux congrès de Reims, enfermé dans ses querelles de personnes, ni le MODEM qui prône, sans l’afficher ouvertement, un modèle fédéraliste, ne peuvent répondre à l’attente de ceux qui croient en une Europe indépendante construite sur le respect des identités nationales et sur le choix des peuples à disposer de leur destin.  Bien entendu, les mouvements extrêmistes ou radicaux, qu’ils soient de droite (FN) ou de gauche (NPA, PCF ou le nouveau Parti de la Gauche) n’apportent pas, non plus, de réponse crédible à cette exigence européenne. Faisant le choix de l’indépendance (pas d’alliance avec les mouvements souverainistes de quelque bord qu’ils soient), Debout La République offrira une alternative responsable à tous ceux qui ont conscience de la nécessité de contribuer à l’émergence d’une coopération des nations européennes mais qui n’acceptent pas que l’idée européenne puisse se construire à l’encontre de la volonté exprimée par les peuples qui en sont issus. En ce sens, la récente annonce selon laquelle le peuple irlandais serait à nouveau appelé à ratifier, au travers d’un second référendum, le projet de constitution européenne qu’il a rejeté il y a seulement quelques mois est un déni de démocratie qui ne peut servir la cause européenne.

2 - La situation politique en Dordogne.

L’enracinement de Debout La République en Dordogne répond aussi à un besoin de renouvellement de l’offre politique départementale. Depuis 15 ans maintenant, le Parti Socialiste a noyauté la vie publique départementale en mettant en œuvre une politique clientéliste qui a mis à genoux l’opposition départementale. Usant de la faculté d’octroyer des subventions aux élus locaux au travers des contrats d’objectifs, Bernard Cazeau, Sénateur, mais surtout Président du Conseil Général, joue les grands seigneurs avec les édiles qui n’ont d’autre choix que de lui faire allégeance ou de mettre un mouchoir sur leurs convictions politiques lorsque celles-ci peuvent mettre en péril l’obtention des subsides du Département. La politique économique et sociale du Conseil Général n’a pas permis, en plus d’une décennie, de faire évoluer le classement national de la Dordogne en terme de richesse. C’est à se demander si la paupérisation de la population périgourdine n’est pas le but recherché afin de conserver un électorat qui restera toujours plus sensible au discours d’une gauche bien souvent irresponsable dans ses propos.

Si la gauche est solidement enracinée en Dordogne c’est aussi parce que le parti présidentiel, l’UMP, enchaîne les déboires électoraux et voit, au fil des ans, son implantation départementale se réduire comme peau de chagrin. Il n’a pas su accepter, en son sein, le débat et la critique. Il suffit, pour s’en convaincre, d’aller surfer sur quelques blogs locaux pour s’apercevoir qu’en dehors de l’adulation et du culte du chef qui sont réservés au Président de la République, Nicolas Sarkozy, peu se risquent à provoquer le débat. C’est pourtant ce qu’avait tenté de faire, Daniel Garrigue, député du bergeracois et ancien président de l’UMP départementale. Tout d’abord en posant ouvertement la question du style « Sarkozy » et de l’orientation libérale de la politique gouvernementale qui ne correspondent pas aux attentes de la population du grand Sud-Ouest qui, élection après élection, inflige de sévères revers électoraux au parti présidentiel. Mais c’est aussi en s’opposant, en tant que parlementaire, à des sujets qui lui paraissaient essentiels (réintégration de la France dans l’OTAN, financement du RSA et bouclier fiscal, ouverture dominicale des commerces…) que l’ancien président départemental de l’UMP s’est attiré les foudres présidentielles. Dés lors, et bien qu’il restât le seul parlementaire issu de l’UMP dans ce département, l’Elysée a décidé de lâcher les chiens en la personne de Jérôme Peyrat, Directeur Général de l’UMP au niveau national et conseiller auprès du Chef de l’Etat qui a reçu mission de reprendre en mains les rênes de la Fédération. Jérôme Peyrat a été élu, le 11 décembre dernier, président de la fédération de la Dordogne. Exit donc Daniel Garrigue qui n’a pas attendu la tenue de ce scrutin interne pour claquer la porte de l’UMP et qui siège, désormais, parmi les non inscrits à l’Assemblée nationale.

 

Il existe donc bien, dans ce département, un espace politique pour un nouveau mouvement ayant vocation à rassembler les défenseurs des valeurs républicaines. C’est en tout cas le challenge que nous nous fixons, avec Nicolas Dupont-Aignan, pour que vive et prospère Debout La République en Dordogne.

Par DLR 24 - Publié dans : Actualités locales
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Commentaires

C'est vrai que la droite est en pleine déconfiture en Dordogne et ce n'est pas en laissant partir le seul député qui leur restait que ça va s'arranger à l'UMP. Mais en implantant un nouveau parti en Dordogne vous risquez créer de nouvelles divisions et affaiblir encore plus l'opposition à Bernard Cazeau. En même temps, c'est vrai que le discours de Dupont-Aignan ne peut pas laisser insensibles tous ceux qui se réclament du Gaullisme ou ceux qui ont connu le RPR local mené par Guéna et Bourland. Alors bonne chance pour votre initiative mais attention à ne pas vous tromper d'adversaire.
Commentaire n°1 posté par Un vieux de la vieille le 27/12/2008 à 08h33
Heureux, content de voir que DLR continue en Dordogne. J'avais essayé il y a quelques temps de faire bouger les lignes : je suis là si besoin... La Dordogne à besoin de DLR, le France à besoin de DLR.... Christophe
Commentaire n°2 posté par Christophe Rochedreux le 29/12/2008 à 21h24
Dans le billet ci-dessus, un vieux de la vieille écrit : " Attention à ne pas vous tromper d'adversaire. " En tant que gaulliste, mes adversaires sont les suivants : - ceux qui étaient pour le OUI au traité de Maastricht en 1992 ; - ceux qui étaient pour le OUI à la Constitution Européenne en 2005 ; - ceux qui étaient pour le OUI au traité de Lisbonne en 2008. Les voilà, mes adversaires. Je me rappelle les belles promesses des partisans de la monnaie unique en 1992. - « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL) - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche) - « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France) - « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2) - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter) - « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune) - « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix) - « On a voulu créer un grand marché avec la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux. L’exigence des règles du jeu communes explique que le Conseil des ministres a adopté 280 lois. Mais ce qui était indispensable étant fait, il y aura dans l’avenir moins de lois européennes. » (Jacques Delors, 19 septembre 1992, La Croix)
Commentaire n°3 posté par BA le 30/12/2008 à 09h47
Très cher En tant qu'ancien Modem et ancien élu Bergeracois je pense qu'il est temps de se rassembler autour d'un projet à ciel ouvert de manière concrète tout en tenant compte des impératifs de nos bergeracois (ses) quelque soit leur profession et arrêter de continuer à caresser son lombril. Certes je suis fier d'avoir travaillé avec D.G depuis qu'il est venu me chercher sur le terrain du STELLA en 1992 en tant que Président des jeunes de l'Ecole FOOT et Membre du Bureau De l'asso Stella.Oui nous avons accompli des choses merveilleux sur le Bergecois,oui Bergerac a su trouvé son essor d'endormi de Manet, de copinage. D.G avec l'équipe avons su maîtriser le budget je regrette simplement mes projets écolo et sportifs qui n'ont pas pu avoir jour. Bergerac a encore des atouts considérables sachons nous retenir et nous réunir dans la construction.A ce qui me concerne D.G est libre d'être pour ou contre Sarkosy selon les textes législatifs mais je pense qu'à mon sens sa voix ne trouvera qu'écho que dans la majorité et hors de la majorité"l'expression 1 pied dedans 1 pied dehors ne marche pas tjrs" regarder la gauche le couple Aubry-Ségolène ou Dominique R-Michel Moyrand. La crise est là et le nouveaucentre24 vous livre son avis I. Les causes de cette crise. Il s’agit avant tout de la crise structurelle du modèle de croissance des USA qui peut s’expliquer par les facteurs suivants : • Une propension de plus en plus forte des ménages à consommer et à ne plus épargner entraînant des taux d’endettements excessifs (en 2008, le taux d’endettement des ménages aux USA est de 140% comme pour l’Espagne, pour la GB il est de 200% et de 70% pour la France qui est relativement épargnée). • Une spéculation immobilière entretenue par les banques et les gouvernements poussant des ménages fragiles financièrement à devenir propriétaire et revendant à des organismes non financiers ces crédits à risque au sein de produits mélangés avec des crédits plus surs (phénomène de titrisation). • Un objectif de rentabilité des investissements des entreprises de l’ordre de 15% ce qui est intenable à long terme et qui implique une réduction de la valeur salariale et un endettement lourd. • Une spéculation forte autour des matières premières minérales et agricoles et du pétrole. • Une absence totale de contrôle et de sanctions sur les rémunérations au sein du système financier et notamment au niveau des traders. II. Des mesures qui restent insuffisantes. Les mesures qui ont été prises visent surtout à sauver le secteur bancaire et notamment américain alors qu’il faut d’abord une remise à plat totale du système financier, de ses valeurs, de ses outils de régulation et de contrôle et de l’éthique de ses dirigeants. Il faut sur ce point revoir la rémunération bien trop importante des banques et réduire les taux d’intérêt au niveau des aides aux entreprises qui sont les véritables créatrices de richesse par le travail des hommes, l’innovation et la production de biens et de services. La mise en place de plans de relance nationaux coordonnés au plan mondial est nécessaire et dans ce domaine le plan de relance français a été mal présenté ce qui explique le fait qu’il ait été perçu comme seulement centré sur les investissements aux entreprises et non au niveau des consommateurs. III. Comment renforcer ces mesures ? Il faut avoir présent à l’esprit que la crise n’est pas terminée et qu’elle risque de durer encore quelque temps. Il faut donc aller plus loin dans la coordination et la régulation mondiale du système financier. La BCE doit à ce niveau s’aligner sur la FED dans le cadre de la baisse des taux d’intérêt et de l’instauration de mesures permettant de relancer l’économie européenne. La crise a par ailleurs montré la nécessité de l’Euro et de l’UE qui doit être plus présente au plan international. Les PME/PMI doivent être encore plus aidées car elles seront les véritables moteurs de croissance quelque soit le secteur concerné. Il faut également bien encadrer les déficits publics et développer des filets sociaux amortisseurs de crise comme c’est en partie le cas en France. Fat
Commentaire n°4 posté par Fat le 22/02/2009 à 21h25
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