Dans un message posté sur le site du Parti Socialiste de la Dordogne (reproduit ci-dessous), Colette Langlade annonce qu'elle sera la candidate du PS pour les élections législatives de 2012 sur la troisième circonscription de la Dordogne. Et, au travers d'un titre et en moins de dix phrases, la députée du Haut-Périgord réussi un double tour de force.
En mettant la défense des services publics comme priorité de sa future campagne, Madame Langlade prend les électeurs périgourdins pour des gogos. En effet, une telle posture est en totale contradiction avec les actes mis en oeuvre par son propre camp lorsque celui-ci était aux affaires. Ainsi, comment oublier qu'en octobre 2001, c'est le gouvernement socialiste de Lionel Jospin qui a accepté d'ouvrir le marché de la Poste à la concurrence et d'accepter, de ce fait, que l'aménagement du territoire soit désormais exclusivement fondé sur les règles du libéralisme dictées par Bruxelles. Autre exemple : c'est lors d'un Conseil européen organisé à Barcelone en mars 2002, que Lionel Jospin a accepté l'ouverture effective du marché intérieur du gaz et de l'électricité suite à deux directives européennes de 1996 pour l'électricité et de 1998 pour le gaz. Et depuis la privatisation d'EDF, on entend, bien entendu, les socialistes crier "au scandale" à chaque fois qu'EDF annonce une revalorisation du tarif de l'énergie. Quelle droiture !
Mais un autre point du message de Colette Langlade nous exaspère. Dans sa conclusion, la députée indique qu'elle "se lance dans la campagne, dans l'objectif de conserver la circonscription gagnée par Michel Debet en 2007". Certes, certains diront que, s'adressant aux militants de son parti, il est normal qu'elle fasse de cette élection un enjeu partisan. Mais, pour autant, quelle désolation de voir un représentant de la République annoncer ouvertement que la motivation essentielle de son engagement est de faire gagner un siège à son camp politique. Et bien non, madame la députée ! L'engagement politique repose sur la défense de valeurs et de convictions (même si au travers du présent paragraphe, il semble avoir été démontré que vous n'en avez guère) et sur l'action au service de nos concitoyens. Un parti politique n'est pas un but, il n'est qu'un moyen.
La sauvegarde des services publics restera ma priorité pour le prochain mandat
J'ai déjà annoncé aux militants de la circonscription ma candidature à l'investiture PS pour les
législatives 2012. Hier, c'était au tour de la presse. Pour cet exercice, j'étais entourée du Président Cazeau, de Benoît Secrestat, de fidèles collègues conseillers généraux ou secrétaires de
section. Elément nouveau pour moi, j'étais également accompagnée de mon suppléant : Didier Bazinet, conseiller général du canton de Verteillac et maire de Coutures. Agriculteur, Didier Bazinet
est très attaché à la défense de l'économie rurale et à la lutte des inégalités territoriales et sociales. Ensemble, nous présentons un ticket complémentaire aux militants.
Au cours de la conférence de presse, je suis revenue sur mes 3 années et demie de mandat : non seulement je me suis consacrée au maillage de la 3ème circonscription et à la
connaissance des acteurs qui la font vivre, mais j'ai aussi siégé assidûment à Paris pour accomplir efficacement mon travail de parlementaire d'opposition, travail aujourd'hui reconnu
par mes pairs du groupe SRC. La sauvegarde des services publics restera ma priorité pour le prochain mandat. Forte de mon expérience qui me confère une juste légitimité, c'est avec
sérénité et plus déterminée que jamais qui je me lance dans la campagne des législatives, dans l'objectif de conserver la circonscription gagnée par Michel Debet en
2007."
Colette LANGLADE

















Derniers commentaires