Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 19:31

Dans un message posté sur le site du Parti Socialiste de la Dordogne (reproduit ci-dessous), Colette Langlade annonce qu'elle sera la candidate du PS pour les élections législatives de 2012 sur la troisième circonscription de la Dordogne. Et, au travers d'un titre et en moins de dix phrases, la députée du Haut-Périgord réussi un double tour de force.

 

En mettant la défense des services publics comme priorité de sa future campagne, Madame Langlade prend les électeurs périgourdins pour des gogos. En effet, une telle posture est en totale contradiction avec les actes mis en oeuvre par son propre camp lorsque celui-ci était aux affaires. Ainsi, comment oublier qu'en octobre 2001, c'est le gouvernement socialiste de Lionel Jospin qui a accepté d'ouvrir le marché de la Poste à la concurrence et d'accepter, de ce fait, que l'aménagement du territoire soit désormais exclusivement fondé sur les règles du libéralisme dictées par Bruxelles. Autre exemple : c'est lors d'un Conseil européen organisé à Barcelone en mars 2002, que Lionel Jospin a accepté l'ouverture effective du marché intérieur du gaz et de l'électricité suite à deux directives européennes de 1996 pour l'électricité et de 1998 pour le gaz. Et depuis la privatisation d'EDF, on entend, bien entendu, les socialistes crier "au scandale" à chaque fois qu'EDF annonce une revalorisation du tarif de l'énergie. Quelle droiture !

 

Mais un autre point du message de Colette Langlade nous exaspère. Dans sa conclusion, la députée indique qu'elle "se lance dans la campagne, dans l'objectif de conserver la circonscription gagnée par Michel Debet en 2007". Certes, certains diront que, s'adressant aux militants de son parti, il est normal qu'elle fasse de cette élection un enjeu partisan. Mais, pour autant, quelle désolation de voir un représentant de la République annoncer ouvertement que la motivation essentielle de son engagement est de faire gagner un siège à son camp politique. Et bien non, madame la députée ! L'engagement politique repose sur la défense de valeurs et de convictions (même si au travers du présent paragraphe, il semble avoir été démontré que vous n'en avez guère) et sur l'action au service de nos concitoyens. Un parti politique n'est pas un but, il n'est qu'un moyen.

 

La sauvegarde des services publics restera ma priorité pour le prochain mandat

 La sauvegarde des services publics restera ma priorité pour le prochain mandat J'ai déjà annoncé aux militants de la circonscription ma candidature à l'investiture PS pour les législatives 2012. Hier, c'était au tour de la presse. Pour cet exercice, j'étais entourée du Président Cazeau, de Benoît Secrestat, de fidèles collègues conseillers généraux ou secrétaires de section. Elément nouveau pour moi, j'étais également accompagnée de mon suppléant : Didier Bazinet, conseiller général du canton de Verteillac et maire de Coutures. Agriculteur, Didier Bazinet est très attaché à la défense de l'économie rurale et à la lutte des inégalités territoriales et sociales. Ensemble, nous présentons un ticket complémentaire aux militants.
Au cours de la conférence de presse, je suis revenue sur mes 3 années et demie de mandat : non seulement je me suis consacrée au maillage de la 3ème circonscription et  à la connaissance des acteurs qui la font vivre, mais j'ai aussi siégé assidûment à Paris pour accomplir efficacement mon travail de parlementaire d'opposition, travail aujourd'hui reconnu par mes pairs du groupe SRC. La sauvegarde des services publics restera ma priorité pour le prochain mandat. Forte de mon expérience qui me confère une juste légitimité, c'est avec sérénité et plus déterminée que jamais qui je me lance dans la campagne des législatives, dans l'objectif de conserver la circonscription gagnée par Michel Debet en 2007." 
Colette LANGLADE

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 12:08

La venue de Michèle Alliot-Marie et Patrick Ollier, le week-end dernier, à Nontron pour tenter de remobiliser les militants UMP d’une circonscription en voie de désintégration, ne suffira pas pour effacer les traces de division du parti majoritaire en Dordogne.

 

Ainsi, au travers des différents articles publiés, depuis quelques semaines, dans la presse locale, on constate que, petit à petit, tous ceux qui ont choisi de quitter le navire présidentiel pour exprimer, à l’extérieur de la forteresse sarkoziste, leurs propres sensibilités politiques, prennent position pour la prochaine échéance présidentielle.

 

Acteur politique de premier plan dans notre département, Daniel Garrigue, député de la deuxième circonscription, a, depuis peu, annoncé qu’il ralliait le panache du béarnais François Bayrou pour l’échéance de 2012. Nous avons souvent, dans les colonnes de ce blog, salué l’indépendance et le courage politique dont fait régulièrement preuve Daniel Garrigue et nous respectons, bien entendu, sa décision. Néanmoins, sauf à ce que cette démarche réponde à une pure stratégie électorale en vue des législatives de l’après présidentielle, il paraît difficile de justifier un tel choix au travers d’une filiation gaulliste dont se revendique, pourtant, le député du Bergeracois.

 

C’est justement à la suite des distances prises par Daniel Garrigue avec République Solidaire, le mouvement politique créé par Dominique de Villepin et dont Daniel Garrigue fut l’éphémère porte-parole, que Jean-Michel Jardry, ancien patron du CNI en Dordogne, a repris le flambeau pour soutenir la candidature de l’ancien premier ministre de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2012. Sauf que, nombre de cadres et de militants de République Solidaire (dont Dominique de Villepin a récemment quitté la présidence) s’interrogent de plus en plus ouvertement sur la réelle volonté de leur leader pour passer à l’acte,le moment venu. D’ailleurs, récemment interrogé par un journaliste sur la collecte des 500 parrainages d’élus nécessaires pour pouvoir concourir en 2012, Dominique de Villepin a estimé, qu’à l’ère d’internet, cette formalité pourrait être rapidement remplie. Or, tous ceux qui, au sein de notre mouvement, travaillent actuellement pour recueillir les fameux sésames pour Nicolas Dupont-Aignan savent à quel point il est difficile d’obtenir les signatures des maires et que cette étape préalable à toute candidature à l’élection présidentielle est loin de n’être qu’une simple formalité. L’affirmation de Dominique de Villepin et sa nouvelle rhétorique pour la constitution, au lendemain du seond tour de l’élection présidentielle,  d’un gouvernement d’union nationale semblent, par conséquent, accréditer un manque total de préparation de son éventuelle candidature et un probable abandon de toute ambition élyséenne au début de l'année 2012.

Soutiens Droite 24 

Quant à Alain Faure, l’ancien secrétaire départemental de l’UMP en Dordogne s’est brièvement exprimé dans un article publié dans Sud-Ouest du 29 octobre 2011. Il indique, dans les colonnes de ce quotidien, avoir choisi de rejoindre Debout La République. Et depuis plusieurs semaines, il soutient, avec toute la force de conviction qu’on lui connaît, la candidature de Nicolas Dupont-Aignan pour la présidentielle de 2012. Au travers de ce choix, Alain Faure réaffirme son attachement viscéral aux valeurs du gaullisme mais aussi son implication totale et constante pour l’avenir politique de notre département. Son parcours est d’autant plus respectable qu’il s’inscrit dans un militantisme authentique et totalement désintéressé lorsqu’il s’agit de sa propre personne. Ainsi, en 1981, après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, à un moment où peu de personnalités se risquaient à venir combattre la gauche en Dordogne, il est suppléant de Pierre Beylot, figure emblématique du gaullisme à Thiviers et candidat aux élections législatives sur le troisième circonscription de la Dordogne. S’en suivront des années entières consacrées au rayonnement du gaullisme dans le Périgord Vert avec, comme point d’orgue, l’implantation de Frédéric de Saint-Sernin sur cette terre du Haut-Périgord. Pour ce soldat (ce « grognard » comme l’avait qualifié, non sans un certain mépris, Jérôme Peyrat, nouveau Président de l’UMP en Dordogne, dans une interview publiée dans le journal Sud-Ouest en octobre 2010), la consécration vient, au début des années 2000, avec l’accession au poste de secrétaire départemental de l’UMP. Un parti avec lequel il prendra finalement ses distances après l’élection présidentielle de 2007. C’est, aujourd’hui, au sein de la Fédération de la Dordogne de Debout La République qu’Alain Faure a repris le chemin de l’aventure militante. Et c’est, pour nous, un honneur de l’accueillir dans notre mouvement pour défendre les valeurs gaullistes et républicaines qu’il a toujours incarnées avec intégrité dans ce département.

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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 21:54

Honneur aux dames, dans cette tribune. On dit souvent qu’il faudrait féminiser le monde politique car les femmes feraient preuve d’une sensibilité plus développée que les hommes et seraient donc plus en phase avec les préoccupations réelles de nos concitoyens. Pourtant, deux femmes, une au PS, l’autre à l’UMP, viennent récemment de démontrer le contraire.

 

A bâbord, Ségolène Royal qui après son cuisant échec aux primaires citoyennes organisées par le PS, est à nouveau sur le pont pour briguer, en cas de victoire de la gauche aux présidentielles et aux législatives de 2012, le perchoir à l’Assemblée Nationale. Et pour assurer son élection, elle aurait d’ores et déjà mis main basse sur la circonscription de La Rochelle en Charente-Maritime grâce au désistement fort opportun du député maire en place, Maxime Bono.  Exit son fief de Melle dans les Deux-Sèvres, exit sa passion pour la région Poitou-Charentes qu’elle préside d’une main de fer, Ségolène aurait ainsi trouvé la nouvelle voie pour satisfaire son irrépressible ambition : la présidence de l’Assemblée Nationale. Les électeurs apprécieront cette capacité que semblent avoir les socialistes à se répartir les rôles avant même que les français ne se soient prononcés dans les urnes. Et à un moment où la crise frappe de plus en plus durement nombre de nos concitoyens, la danse du ventre de Ségolène au pied du perchoir n’est certainement pas un gage de respect pour les électeurs de ce pays.

Segolene & Rachida

A tribord, c’est Rachida Dati qui, à l’UMP, réagit, depuis quelques jours, au parachutage annoncé (et désormais confirmé par le principal intéressé) de François Fillon dans la circonscription parisienne que convoitait, avant lui, l’ancienne Garde des Sceaux. Certes, dans cette affaire, ni le premier ministre, ni le maire du VIIème arrondissement de la capitale ne sont des oies blanches et nous nous garderons bien de prendre position pour l’un ou pour l’autre (d’ailleurs, vu de la Dordogne, les prochaines législatives à Paris, qu’est-ce qu’on s’en fout). Ce qui est condamnable, dans cette affaire, c’est, là encore, cette capacité des politiques à toujours envisager le « coup d’après » pour construire leur propre carrière et assouvir leurs ambitions, et ce, sans se soucier réellement des attentes de leurs concitoyens. Jean-François Copé, le patron de l’UMP, qui s’était plaint du monopole médiatique dont avait joui le Parti Socialiste pendant le long (très long…) feuilleton des primaires socialistes, doit être ravi de voir Rachida Dati s’emparer du temps d’antenne désormais offert à la majorité présidentielle, pour flinguer le premier ministre (son ancien patron lorsqu’elle faisait partie de l’équipe gouvernementale) et porter, à son encontre, des accusations particulièrement graves et précises de clientélisme (d’après elle, François Fillon aurait casé le fils Tibéri pour s’assurer le soutien de l’ancien maire de Paris et aurait embauché des conseillers à Matignon pour préparer le terrain d’atterrissage dans la capitale). Or, Rachida Dati oublie certainement qu’elle doit exclusivement sa carrière politique à Nicolas Sarkozy qui n’a vu, en elle, que le symbole de la fille d’immigrés ayant réussi grâce à l’intégration républicaine… au point de lui offrir, comme tremplin, le ministère de la Justice. Déjà gâtée, par le Président de la République, Rachida Dati vise désormais, en fait, la Mairie de Paris en 2014… et attend de voir pour 2017.

 

2017, année d’élection présidentielle (sauf bouleversement du calendrier électoral, d’ici là) avec d’autres ambitions féminines qui, nous en prenons aujourd’hui le pari, devraient éclater au grand jour, qu’elles se nomment Rama Yade ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

Mais sans nous projeter dans le futur et pour en revenir à nos prétendantes du jour, la décence voudrait que, de Ségolène à Rachida, cette caste s'intéresse, aujourd’hui, dans les fonctions qu’elles exercent actuellement, aux préoccupations essentielles de ceux qui les ont faites reines. Mais l’ambition prend parfois la forme d’une addiction et, apparemment, dans ce domaine, l’appétit des politiques ne serait pas en relation avec le niveau de testostérone...

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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 22:20

Grande première ! Nicolas Dupont-Aignan était invité d'une émission "grand public" en deuxième partie de soirée. C'est Laurent Ruquier qui, le premier, aura donc pris l'initiative de donner la parole au président de Debout La République dans son émission phare du samedi soir sur France 2 : "On n'est pas couché".

C'était samedi dernier et il est à noter que l'émission a enregsitré, depuis la rentrée, sa meilleure audience après le départ des deux Eric (Zemmour et Naulleau). Face à Natacha Polony (qui a, à plusieurs reprises, manifesté son accord de fond sur la ligne politique défendue par Nicolas Dupont-Aignan) et Audrey Pulvar (pugnace sur la question de l'euro), le candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2012 a pu vérifier, auprès du public présent sur le plateau, l'adhésion des citoyens aux solutions alternatives qu'il défend. En effet, des applaudissements appuyés sont fréquemment venus ponctuer les interventions de NDA.

Alors, si vous avez manqué ce moment de télévision, vous pouvez bénéficier d'une séance de rattrapage en visionnant la vidéo ci-dessous.

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