Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 11:37

Le communiqué de presse concernant la réforme des collectivités territoriales, publié sur ce site le 13 décembre dernier, avait été adressé, en parallèle, à la presse quotidienne régionale. Peu de retombées, si ce n'est un commentaire (...quelque peu réducteur) publié dans le tambour de Sud-Ouest le samedi 19 décembre 2009.


Sud-Ouest (Le Tambour) - 19 12 2009  

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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 10:51

Maillot Anelka
Le 16 décembre, 20minutes.fr mettait en ligne sur son site, une inteview de Nicolas Anelka. Au détour d'une question portant sur l'expatriation du footballeur en Angleterre, ce dernier s'est lancé dans un réquisitoire en règle contre la fiscalité française... oubliant, apparemment, à quel point la France, au travers de son modèle social, lui avait permis de devenir ce qu'il est aujourd'hui. Une réponse sous forme de "coup de gueule" m'est tout d'abord apparue opportune, voire indispensable... jusqu'à ce que je lise l'article consacré par notre ami David Desgouilles sur son excellent site Antidote. Vous en trouverez une reproduction ci-dessous. Un dernier mot : bien qu'il soit prématuré, en ce milieu du mois de décembre, de formuler des voeux pour l'année à venir, permettez-nous, seulement, de caresser l'espoir que Monsieur Anelka ne sera pas sélectionné par Raymond Domenech pour intégrer l'équipe de France en vue de la Coupe du Monde de football qui se déroulera en 2010. Celà évitera à Nicolas anelka de représenter un "pays hypocrite".

Antidote.jpg
Un hypocrite répond à Anelka

ou "Petit cours d’instruction civique à un petit connard millionnaire"

par David Desgouilles

 

Mardi, dans 20minutes.fr, j’ai eu l’occasion de lire, dans un entretien avec le footballeur Anelka, un passage qu’il faudrait graver dans le marbre tant il symbolise l’air du temps.

Qu’on en juge :


« Qu’est ce qui vous manque en Angleterre, que vous aviez en France ? »

« Rien. En France, tu ne peux pas faire ce que tu as envie. J’aimerais bien habiter en France, mais ce n’est pas possible. On sait pourquoi, niveau fiscalité… Si je veux rouler en grosse voiture, je suis regardé différemment. J’aime bien aller à Paris, c’est ma ville. Mais quand je sais que je peux repartir. Deux semaines, un mois, six mois, c’est bien.

Je ne veux pas jouer au foot et payer (ndlr, aux impôts) 50% de ce que je gagne. L’argent que j’ai, il est pour mes enfants (ndlr, il n’en a qu’un pour le moment). Si je peux leur offrir quelque chose, je le ferais là où il n’y a pas de fiscalité. C’est comme ça que je le vois. Si certains sont choqués tant pis. Mais la France, c’est un pays hypocrite. »

Voilà. Tout pour ma gueule et celle de ma progéniture.


L’école étant obligatoire jusqu’à seize ans, footballeurs compris, Nicolas Anelka a pourtant certainement assisté à quelques cours d’instruction civique. Il semble, malheureusement, qu’au cours de ces derniers, il se soit souvent assoupi près du radiateur. Dévouons nous donc pour lui en rappeler quelques rudiments agrémentés d’exemples concrets.


Imaginons un jeune adolescent de 14 ans en 1993. Nous l’appellerons Nicolas A. Il entre à l’Institut National du Football à Clairefontaine dans la région parisienne. Il s’agit d’un centre de formation financé par l’Etat et qui a pour but de former ce qui pourrait devenir l’élite du football de demain. Financé par l’Etat, cela signifie que c’est payé par les impôts. J’ai donc participé moi-même à loger, nourrir et blanchir Monsieur Anelka puisque je payais des impôts ces années là. J’ai aussi participé à payer tous les entraîneurs qui lui ont appris à contrôler correctement un ballon, les masseurs qui ont pris soin de ses beaux muscles et les jardiniers qui tondaient la pelouse sur laquelle il allait s’entraîner.


Voilà à quoi sert la fiscalité, notamment. C’est aussi très pratique pour financer le bitume sur lequel la Ferrari et la Porsche pourront rouler. Mais il n’y pas que cela. En France, nous avons un système qui s’appelle “Sécurité sociale”.

Revenons au petit Nicolas A., footballeur à Clairefontaine en 1994. Il a un gros bobo au genou. Grâce à l’assurance-maladie et aux cotisations que tous les travailleurs voient déduites de leurs salaires, on a pu le remettre sur pied afin qu’il puisse continuer à jouer et à devenir un grand footballeur. Moi-même, j’ai donc participé à soigner les bobos de Monsieur Anelka.


Donc, Monsieur Anelka préfère vivre en Angleterre. La fiscalité y est plus douce, surtout pour les stars du ballon rond. Cela comporte quelques inconvénients. Par exemple, beaucoup d’Anglais viennent se faire soigner à Calais. Et, dans le pays de Sa Grâcieuse Majesté, on forme beaucoup moins de footballeurs de qualité qu’en France. Il n’y a pas d’INF. Les clubs anglais préfèrent acheter le joueur déjà formé, brésilien, néerlandais, africain ou français. C’est moins hasardeux. J’entends déjà mon Nicolas qui rétorque : "ils sont bien plus malins, vous zavez qu’à faire pareil !” Sauf que si tout le monde fait pareil, on ne forme plus de joueurs et on a une qualité du foot qui disparaît.


Nous sommes en Angleterre. Restons y. Allons même à Londres, dans le quartier de Chelsea. Il y a là un club qui, notamment, rémunère grassement un certain Nicolas Anelka. Oui, 483 000 euros mensuels, on peut estimer que le mot "grassement" n’est pas de trop. Ce club est la propriété d’un certain Abramovitch. Au prix où sont payés les joueurs dans cette équipe, il va de soi que le proprio y met beaucoup de sa poche personnelle. En tant que citoyen français, évidemment, je n’ai rien à dire contre ce mécénat. Chelsea est la danseuse de Monsieur Abramovitch, c’est son droit le plus strict, après tout. Si j’étais citoyen russe, en revanche, je serais un peu plus agacé. Car la fortune de Roman Abramovitch s’est construite sur le dos du peuple russe, spolié par la privatisation de l’industrie pétrolière pendant les années Eltsine.


Donc, en France, on prélève et redistribue davantage que de l’autre côté de la Manche. Pourtant, un autre Nicolas a mis en place un bouclier fiscal à 50 %. Cela ne suffit pas à Anelka. L’autre Nicolas, pourtant, n’aime pas beaucoup l’hypocrisie. Il n’arrête pas de le dire. Son côté bling-bling, il le justifie par une aversion pour elle, justement. Anelka devrait être séduit par une France dirigée par un homme aussi décomplexé devant l’argent que Nicolas Sarkozy.

Même pas. Il veut gagner ses cinq cents smics mensuels et les garder rien que pour lui. Surtout ne rien rendre au pays qui lui a permis d’arriver là où il est. Et lui cracher à la gueule !


Donc, les hypocrites seront francs. Ils suggèrent à Monsieur Anelka de rester bien loin de la France qu’il abhorre. De garder ses jugements sur notre fiscalité et la redistribution qu’elle permet et de les mettre à la banque avec son pognon.

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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 21:36

La réforme des collectivités locales initiée par le président de la République et le gouvernement a donné lieu à quelques joutes, très ordinaires en Dordogne, entre les représentants de l’UMP et du PS. Ainsi, alors que le Sénateur et Président du Conseil Général s’était, le premier, emparé du sujet en écrivant à tous les maires du département à la veille de leur congrès, Jérôme Peyrat, président de la fédération départementale de l’UMP, contre-attaquait par l’envoi d’une correspondance dans laquelle, se faisant la voix de son maître, il défendait bec et ongles, la réforme voulue par Nicolas Sarkozy. Puis, c’est dans l’enceinte du Conseil Général de la Dordogne que s’est poursuivie la polémique avec l’entrée en scène du président du Groupe UMP, Dominique Bousquet, qui s’est senti obligé, à son tour, de venir au secours de la réforme que Bernard Cazeau continuait à pourfendre en voulant, au travers d’un encart inséré dans la publication de propagande du Conseil Général, rallier les Périgourdins à sa cause en les incitant à pétitionner contre le gouvernement. Il s’agit là de gesticulations politiciennes bien communes en Dordogne. D’un côté, un Président de Conseil Général qui se croit tout permis, y compris lorsqu’il s’agit de l’usage des fonds publics avec lesquels il mène une opération purement politicienne qui aurait plutôt vocation à être portée par les partis politiques ou les associations d’élus. De l’autre côté, des élus locaux encartés à l’UMP et qui, non seulement se résignent à voir appliquer les éléments les plus contestables du projet de réforme, mais se sentent, de surcroît, obligés de les défendre. Triste tableau !

Face à cette situation, la Fédération de Debout La République 24, renvoie dos à dos les représentants du PS et de l’UMP pour lesquels les batailles politiciennes semblent l’emporter sur la recherche de l’intérêt général. Si Debout La République n’est pas opposé, par principe, à une réforme qui permettrait de clarifier les compétences des différentes collectivités locales en rendant leurs actions plus efficaces et plus justes, il n’en demeure pas moins que, tel qu’il se dessine, le projet de réforme constitue une remise en cause sournoise et profonde des collectivités locales et de leurs élus.

1.  La liberté communale sera remise en cause par l’obligation d’appartenir à une communauté de communes dans les deux ans.

2.  30 000 communes de moins de 500 habitants seront marginalisées puisque leur représentation, au sein des instances communautaires, risque devenir dérisoire et que, pour recevoir des subsides du département ou de la région, ces communes devront conserver, à leur seule charge, une part significative du coût de leurs investissements.

3.  La mort progressive des départements est programmée avec un strict encadrement de leur domaine d’intervention et la suppression de la clause de compétence générale.

4.  La fin de l’autonomie fiscale pour les collectivités locales sera une conséquence directe de cette réforme puisque, avec la suppression de la taxe professionnelle, les collectivités locales perdront une ressource fiscale dynamique qui conduira inéluctablement à un transfert d’imposition sur les ménages.

5.  Les territoires ruraux seront laissés pour compte avec le redécoupage des cantons et des conseillers territoriaux dont l’étendue du territoire ne leur permettra plus d’assurer le lien indispensable avec les habitants et les maires.

6.  Pour élire le Conseiller territorial, siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional, le projet de loi instaure le scrutin majoritaire à un tour, cette disposition visant à assurer l’emprise des grands partis sur la vie politique locale et écartant, de fait, toutes les compétences indépendantes pouvant éclore en dehors des structures partisanes.

C’est pourquoi, nous appelons tous les élus de la Dordogne à rejoindre et à apporter leur soutien à l’ANCELI (Association Nationale des Collectivités et des Élus Libres et Indépendants) présidée par Nicolas Dupont-Aignan et réunissant des élus de tous horizons politiques, attachés :

- à la liberté des élus locaux et des communes qui constituent un échelon démocratique essentiel de la République,

- au maintien du département, échelon territorial indispensable,

- à la valorisation des départements ruraux afin de garantir un aménagement du territoire juste et équilibré,

- à l’autonomie financière des collectivités.

ANCELI

C’est uniquement au travers d’une association indépendante, éloignée des manœuvres socialistes, de surcroît lorsqu’elles sont financées avec l’argent du contribuable périgourdin, que les élus pourront utilement et efficacement peser sur les décisions gouvernementales.

Pour contacter l’ANCELI : www.anceli.fr ou par courriel : dlr24@orange.fr

Pascal BILLAT
Secrétaire  départemental
Fédération de la Dordogne

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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 11:27

Maurice Allais, seul lauréat français du prix Nobel d'économie, prône un "protectionnisme raisonné" dans le commerce mondial et qualifie de "méprise monumentale" la libéralisation des échanges prônée par l'Organisation Mondiale du Commerce, dans une tribune publiée, samedi 5 décembre 2009, dans l'hebdomadaire Marianne.

La dénonciation du protectionnisme est "absurde chaque fois qu'elle est exprimée sans nuances", estime cet ancien membre du CNRS primé en 1988, jugeant qu'il existe des protectionnismes "néfastes tandis que d'autres sont entièrement justifiés".

Si le protectionnisme entre pays à salaires comparables "»n'est pas souhaitable en général", celui entre "pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié mais absolument nécessaire", assure Maurice Allais.

Selon lui, la concurrence n'est ainsi "pas viable" face à des pays où les coûts de fabrication sont bien plus faibles, en Chine, en Inde mais aussi "au sein même de l'Europe".

Maurice Allais propose un système alternatif : créer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant des pays aux conditions sociales similaires, au sein desquels une "saine et réelle" concurrence s'exercerait mais qui pourraient se "protéger de manière raisonnable" contre les coûts de production pratiqués à l'extérieur de ces zones.

"L'absence d'une telle protection apportera (...) la destruction de toutes les industries de l'Europe de l'Ouest et celle des pays développés" et provoquera une croissance "dramatique" du chômage, prédit l'économiste.

Selon lui, Pascal Lamy, directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce, commet "une méprise monumentale" en demandant l'accélération du processus de libéralisation des échanges. "Il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy", ironise Maurice Allais.

Les 153 membres de l'OMC, qui étaient réunis cette semaine à Genève, ont réaffirmé leur souhait de conclure en 2010 les négociations dites du cycle de Doha sur la libéralisation des échanges.

Source : Agence France Presse

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