Aujourd’hui l’Assemblée Nationale débat du plan de relance. Les mesures présentées par le gouvernement ont
le mérite de soutenir l’investissement, mais compte tenu de leur délai de mise en oeuvre et de leur faible ampleur, il est à craindre qu’elles n’auront guère d’impact sur la récession et ses
conséquences sociales.
Avant même d’avoir été adopté, le « plan de relance français » est
dépassé … de l’aveu même de ses propres
artisans ! Autant on pouvait excuser la myopie de Bercy il y a quelques mois, autant elle est aujourd’hui impardonnable.
C’est pourquoi Debout la République propose cinq mesures
fortes pour relancer vraiment notre économie, tout de suite et maintenant :
1 – lancer un grand emprunt public pour mobiliser l’épargne des Français
qui est l’une des plus importantes d’Europe. Cet emprunt serait affecté à la relance du logement social et financerait les multiples projets des offices HLM ou des communes qui sont aujourd’hui
en attente de crédits.
2 – Prendre
une participation au capital des banques pour s’assurer enfin qu’elles accordent
les crédits nécessaires aux particuliers et aux entreprises.
3 – Supprimer le dispositif
des heures supplémentaires qui pouvait être utile en période de croissance mais qui aujourd’hui dissuade les entreprises de recruter et coûte cher au budget de l’Etat. Le remplacer par une
exonération des charges sociales pour tout nouvel emploi créé dans toute
PME de moins de 10 salariés et ce pour 5 ans - le dispositif gouvernemental ne le prévoit que pour un an, ce qui n’est pas incitatif.
4 – Créer une dotation exceptionnelle d’investissement pour inciter les collectivités locales
à maintenir leur investissement en 2009 (elles représentent 75% de l’investissement public en France et pour la première fois l’augmentation des dotations de l’Etat sera inférieure à l’inflation
!)
5
– Lancer un nouveau dispositif "emplois
jeunes" pour inciter les entreprises, les associations et les collectivités locales à recruter les jeunes qui sont les premières victimes de
la récession. A la différence du plan emplois jeunes de la gauche, celui-ci disposerait d’un volet formation. Ces contrats seraient de 2 ans au lieu de
5.
Bien sûr ces mesures purement nationales doivent s’accompagner d’un changement radical de la politique européenne : baisse massive des taux d’intérêt de l’euro, politique de taux de change qui évite la surévaluation face au dollar, à la livre et au yuan,
protectionnisme raisonnable face aux pays qui se livrent au dumping social, instauration de mécanismes compensatoires intra-européens pour limiter les trop fortes distorsions sociales et
salariales entre pays membres.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président de Debout la
République
Rassemblement gaulliste et républicain
Après le congrès fondateur de Debout La République, le 23 novembre 2008, il est apparu important que
ce mouvement gaulliste et républicain soit représenté en Dordogne afin de s’inscrire rapidement et durablement dans la vie politique de notre département. Plusieurs raisons ont motivé cette
volonté d’enracinement local.
L’enracinement de Debout La République en Dordogne répond aussi à un besoin de renouvellement de l’offre
politique départementale. Depuis 15 ans maintenant, le Parti Socialiste a noyauté la vie publique départementale en mettant en œuvre une politique clientéliste qui a mis à genoux l’opposition
départementale. Usant de la faculté d’octroyer des subventions aux élus locaux au travers des contrats d’objectifs, Bernard Cazeau, Sénateur, mais surtout Président du Conseil Général, joue les
grands seigneurs avec les édiles qui n’ont d’autre choix que de lui faire allégeance ou de mettre un mouchoir sur leurs convictions politiques lorsque celles-ci peuvent mettre en péril
l’obtention des subsides du Département. La politique économique et sociale du Conseil Général n’a pas permis, en plus d’une décennie, de faire évoluer le classement national de la Dordogne en
terme de richesse. C’est à se demander si la paupérisation de la population périgourdine n’est pas le but recherché afin de conserver un électorat qui restera toujours plus sensible au discours
d’une gauche bien souvent irresponsable dans ses propos.















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