Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 09:50

Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale - lundi 3 mai 2010

 

NDA 19Vous prétendez sauver la Grèce tout en faisant gagner de l’argent aux Français. C’est Alice aux pays des merveilles ! Mais les Français ne croient plus, depuis belle lurette, aux contes de fées et près de deux décennies de monnaie unique, hélas, leur donnent mille fois raison.

 

Et oui, vos promesses d’aujourd’hui rappellent vos promesses d’hier, celles faites, ici-même, il y a très précisément 18 ans, lorsque le débat parlementaire sur Maastricht faisait rage. Déjà, l’idéologie de l’euro était à l’œuvre. Déjà, le Parti socialiste mêlait ses voix à celles de la droite et du centre pour soutenir cette pensée unique, tout en assortissant - déjà, là encore ! - son vote d’hypocrites considérations sur la nécessité d’une Europe plus "sociale", comme s’il avait eu besoin de se faire pardonner quelque chose.

 

Mais, mes Chers Collègues, mêmes causes, mêmes effets ! Les promesses de 2010 ne seront pas davantage tenues que celles de 1992… Je prends date devant vous : ce plan de "sauvetage", si mal nommé, ne sauvera pas la Grèce, pas plus qu’il ne fera gagner de l’argent aux Français qui risquent plutôt de se réveiller un de ces quatre matins avec un déficit supplémentaire de près de 17 milliards d’euros. Des Français, soit dit en passant, qui n’ont vraiment pas besoin de cette nouvelle ponction, eux à qui on impose des économies de bouts de chandelles prétendument indispensables à la stabilisation des comptes publics mais dont les effets très négatifs dans les commissariats, les écoles, les hôpitaux, etc... sont, eux, particulièrement réels et douloureux.

 

Loin de moi l’idée de ne pas être solidaire des Grecs. Mais la solidarité que vous proposez est des plus étranges. Avec ce plan on va aider la Grèce, oui, mais on va l’aider à mourir, comme si on offrait une euthanasie en classe affaire à un malade à qui on refuse, par idéologie, d’administrer les bons remèdes. Un ballon d’oxygène financier va certes être apporté à Athènes mais au prix d’un supplice inouï pour le peuple et l’économie grecs qui ne s’en relèveront pas. Cette "thérapie de choc" va tuer la Grèce car cette dernière sera bien incapable de redresser sa compétitivité et sa croissance, définitivement martyrisées par l’impossibilité de dévaluer. Oui, mes chers Collègues, c’est là le point central : on n’a jamais vu dans l’histoire l’économie d’un pays rebondir sans dévaluation. La rigueur est efficace quand, parallèlement, on stimule le moteur économique par la dévaluation. Souvenez-vous des efforts vains de l’Argentine ! A l’évidence, une thérapie de choc ne sert à rien sans dévaluation.

 

En réalité, ce n’est pas la Grèce que l’on veut sauver, ni la France, ni même l’Europe ! C’est l’euro que l’on veut sauver à tout prix. Cet euro qui tue pourtant à petit feu l’économie grecque comme la plupart des économies européennes. Il est le mal et non pas le remède ! Voilà pourquoi la Grèce ne sera pas sauvée. Voilà pourquoi les Français perdront leurs 17 milliards. Voilà pourquoi, aussi, ce plan miraculeux n’empêchera pas la contagion aux autres maillons faibles de l’eurozone, où les marchés financiers vont s’empresser de mettre à l’épreuve cette drôle de solidarité européenne. Une "solidarité" coûteuse et contreproductive qui nécessiterait, pour sauver l’Espagne et le Portugal, des centaines de milliards d’euros lesquels, bien entendu, n’existent pas. Voilà d’ailleurs pourquoi, à la fin des fins, l’euro lui-même ne sera pas sauvé, au risque d’entraîner dans son naufrage la construction européenne.

 

Ce scénario-catastrophe est écrit d’avance. Il résulte tout bonnement de la fuite en avant dans l’idéologie de l’euro qui "torture l’Europe" (le mot est d’Emmanuel Todd).

 

Il y a 18 ans presque jour pour jour, Philippe Séguin prononçait son "Discours pour la France" mettant en garde le pays contre l’aventurisme de la monnaie unique. Je cite : "Dans le domaine monétaire, comme dans les autres, il faut se plier aux réalités. Il faut donc savoir ajuster les parités quand c’est nécessaire, non pour faire de la dévaluation compétitive, mais pour éviter la déflation. En choisissant la monnaie commune au lieu de la monnaie unique, on choisirait, je crois, l’efficacité contre l’idéologie." Je n’enlèverai pas un mot à ce propos qui conserve, intacte, toute sa force. L’efficacité de la monnaie commune qui laisserait respirer les pays et les peuples, plutôt que l’idéologie de la monnaie unique qui les étrangle. C’est ce à quoi j’invite à mon tour.

C’est pourquoi je voterai contre ce faux plan de "sauvetage" qui a tout d’un plan de sabordage

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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 22:35

Longtemps, la troisième circonscription de la Dordogne a été le fer de lance de la Fédération UMP de la Dordogne. Il faut dire que, de 1992 à 2007, l’équipe qui s’était constituée autour de son leader, Frédéric de Saint-Sernin, était particulièrement motivée et je sais, pour y avoir personnellement participé, qu’un véritable esprit de famille s’était développé au fil des ans et régnait au sein de cette circonscription qui n’avait de cesse de mettre en avant la filiation gaulliste de son engagement. Ce fût, pour moi, une aventure exceptionnelle qui, au-delà des divergences politiques que je peux aujourd’hui mettre en exergue, m’a permis de tisser des liens d’amitié durables et indéfectibles.

 

Bien sûr, il y eut parfois des tensions. Bien sûr, la volonté inconditionnelle de porter la voix du gouvernement de l’époque (en dehors de la période Jospin) nous amena, trop souvent, à nous éloigner de la flamme gaulliste. C’est, d’ailleurs, à cette époque que j’ai découvert que l’exercice militant pouvait, parfois, engendrer des cas de conscience entre le désir de ne rien céder sur le plan des convictions et la nécessité de supporter un homme ou un parti politique dont les prises de position pouvaient s’en éloigner. A titre personnel, je n’ai, par exemple, jamais approuvé le projet de modification constitutionnelle portant la durée du mandat présidentiel à cinq ans et me suis souvent mis en retrait du mouvement auquel j’appartenais, s’agissant de la construction européenne, lorsque celui-ci a pris son virage « eurobéat ».

 

Puis, pour parodier une formule empruntée à Yves Guéna (dans un contexte différent), avec le départ de Frédéric de Saint-Sernin, sont arrivés "les temps ordinaires". Certains ont voulu reprendre en main cette circonscription. Ils ont, sans scrupule et avec un autoritarisme qui n’était fondé sur aucune véritable légitimité, donné des leçons d’organisation. Exit la période "de Saint-Sernin", on allait voir ce que l’on allait voir… Et on a vu.

 

Pour ceux qui ont continué à adhérer, le constat est amer. La vie militante de l’UMP semble, aujourd’hui, en panne sur la troisième circonscription de la Dordogne. Certes, le nombre d’adhérents UMP doit encore y être conséquent mais l’animation de la circonscription laisse perplexe nombre de militants. J’en veux pour preuve l’immobilisme du site internet qui était censé devenir "un lieu privilégié pour commenter la politique locale et nationale", "un espace dédié au dialogue et à la réflexion". Apparemment, point de commentaire, point de dialogue et encore moins de réflexion. Depuis le début de l’année, deux articles ont été publiés sur ce blog. Un, le 9 janvier 2010, suite à la disparition du regretté Philippe Séguin (avec un clin d’œil bienveillant au combat que ce dernier mena contre le traité de Maastricht en 1992… alors que l’auteur de l’article s’est personnellement engagé derrière la liste de Dominique Baudis à l’occasion des élections européennes de juin 2009… comprenne qui pourra). Un second, le jeudi 4 mars 2010, pour annoncer la réunion qui devait se tenir, dès le lendemain (quel sens de l’anticipation !...) à Nontron, dans le cadre des élections régionales. Deux articles en quatre mois dont un portant uniquement sur un rappel d’agenda… Peut-être un peu maigre pour alimenter la réflexion sur la toile.

UMP 3Je sais qu’on me dira qu’il peut paraître prétentieux, pour un représentant de Debout La République, qui reste un mouvement encore mal connu et pas assez influent en Dordogne, de mettre en avant les difficultés de l’UMP sur ce même département. Ou que seule une forme de rancœur pourrait justifier la publication de cette tribune. Il n’en est rien. Je reste bien conscient de la force de frappe que représente, par rapport à Debout La République, l’UMP en Dordogne même ci ce département a toujours été une terre de mission pour la droite républicaine. Mais je souhaite, désormais, m’adresser plus directement aux militants de l’UMP de la troisième circonscription, à mes anciens compagnons de route, pour leur faire ouvrir les yeux et, qui sait, les convaincre de revenir à la source de leur engagement politique originel. Même si, je le sais, il faut aussi du courage pour quitter une "famille" que l’on a accompagnée durant de nombreuses années. Mais, à l'image de notre président, Nicolas Dupont Aignan, d’autres l’ont fait. Alors allez-y, osez !

 

Pascal BILLAT

Secrétaire départemental DLR 24

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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 22:17

C'est un euphémisme de dire que je ne suis pas toujours d'accord avec les prises de position de Jean-François Kahn. Néanmoins, force est de constater que c'est souvent en homme libre et indépendant que cet éditorialiste, écrivain et talentueux pamphlétaire, expose ses points de vue aux lecteurs et aux internautes. Se saississant d'un sujet que je connais quelque peu au travers de mes activités professionnelles, Jean-François Kahn, dans une tribune publiée sur son blog, dresse un tableau assez convaincant du mode de gouvernance adopté par Nicolas Sarkozy. A lire ci-dessous ou directement sur le blog de Jean-François Kahn.

 

Pascal BILLAT

Secrétaire départemental DLR 24

 

Jean François KahnL’affaire des "zones noires de Xynthia" est tout à fait significative. Et même emblématique. Logiquement, au lendemain de la catastrophe, il eut fallu envoyer d’urgence sur place une commission mixte restreinte habilitée à affronter les différents problèmes posés dans toute leur complexité, avec mission d’examiner, très rapidement, en coopération avec les élus locaux et les représentants des victimes, la situation au cas par cas.


Au lieu de quoi, que se passe-t-il ? Sarkozy se rend sur place, entre les deux tours des élections régionales, avec l’intention affichée de faire un coup pour mettre en valeur son « volontarisme ». Donc, sans examen sérieux du problème dans toutes ses dimensions, sans concertation préalable avec les intéressés, en instrumentalisant à des fins partisanes l’émotion provoquée par le drame (comme il le fait, d’ailleurs, à l’occasion de presque tous les faits divers), il s’offre un énième effet de menton : on détruira toutes les maisons situées dans les zones dangereuses. "L’ai-je bien descendu ?", comme s’interrogeaient les stars du Casino de Paris. Du coup, il ne reste plus à l’administration court-circuitée et sommée de mettre en musique le diktat présidentiel, qu’à appliquer aveuglément la décision tombée d’en haut sans même examiner, ce qui serait fort mal vu, la réalité concrète telle qu’elle est vécue en bas. Et le résultat est en effet kafkaïen.

 

Or, cet épisode résume toute la perversité du mode de gouvernance sarkozyste.

 

Rappelons-nous ce qui s’est passé à propos de la télévision. Le chef de l’Etat connaît alors une première chute dans les sondages. Il lui faut, en conséquence, faire "un coup" pour se remettre en selle et, accessoirement, pour piéger la gauche. Au cours d’une conférence de presse, donc, sans consulter personne, ni sa ministre de la Culture ni même la direction de France Télévision, sans avoir procédé à la moindre étude préalable, mais dans la foulée, pour faire plaisir à son ami Bouygues, il annonce la suppression de la publicité sur les chaînes de service public. Comment compenser le manque à gagner alors que les caisses sont vides ? Mystère…

 

Pour donner le change, on charge une commission, présidée par Jean-François Copé, de trouver, a posteriori, une solution. Elle rend son rapport au président, devant les caméras de télévision. Là encore, sans en avoir prévenu personne, le chef de l’Etat annonce illico, en direct, qu’il ne tiendra pas compte de ces suggestions et, en particulier, qu’il nommera lui-même, et dégradera si nécessaire, les présidents de chaînes, ce que la commission en question ne préconisait nullement.

 

Conséquence : un retour en arrière de 40 ans et un imbroglio dont le pouvoir ne parvient plus à s’extraire car la suppression totale de la publicité, notamment sur France 2 et France 3, exige de trouver plus de 200 millions d’euros malgré la faillite des finances publiques. D’où, les pressions pour maintenir la pub dans la journée.

 

Quant à la profession journalistique, qui aurait dû unanimement se mobiliser contre cette régression en matière d’indépendance de l’information, elle s’est couchée. A quelques exceptions près. Les grands "commentateurs" éditorialistes de l’audiovisuel n’ont pas bronché.

 

Conclusion : c’est une certaine tolérance médiatique qui a permis que se développe, impunément, et de façon de plus en plus ubuesque, le pire mode de gouvernance que la Vème République ait connu.

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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 11:39

NDA Convention du 10 04 2010A l’occasion de la Convention nationale sur l’emploi organisée par Debout la République le samedi 10 avril, Nicolas Dupont-Aignan, a prononcé un discours sans lequel il s’est prononcé pour une réorientation de tout notre système fiscal vers l'investissement.

"Le sous-investissement chronique depuis 10 ans explique l'échec d'aujourd'hui. Orientons-donc tout notre système fiscal vers l'investissement" a indiqué le président de notre mouvement. Il s’est, notamment, interrogé sur la pertinence de la situation actuelle : "Pourquoi ne pas baisser l'impôt sur les sociétés, pour les bénéfices réinvestis ? Est-il normal que les grandes entreprises du CAC 40 se servent de filiales pour échapper à l'impôt avec un taux moyen d'environ 8% quand les PME versent près de 30% ?"

Nicolas Dupont-Aignan a également suggéré d'orienter l'épargne des Français vers l'innovation et l'investissement industriel. "Tout l'effort doit porter sur la baisse des charges sociales des PME" qui "pèsent le double en France qu'en Allemagne", a-t-il déploré. Il a aussi jugé indispensable de "développer la participation, l'actionnariat salarié et de mettre en œuvre une nouvelle conquête sociale, celle de la sécurité professionnelle".

Prenant, par ailleurs, position sur le plafonnement de certaines niches fiscales, il a proposé que les nouvelles marges budgétaires qui en découleraient soient orientées vers le financement de l'innovation scientifique. Autre proposition de Nicolas Dupont-Aignan : restaurer le label "fabriqué en France" avec un étiquetage précis indiquant la part de fabrication nationale et européenne d'un bien ou d'un service.

Enfin, réaffirmant son opposition à l'euro, il a lancé: "Plus tôt nous anticiperons la transformation de la zone euro, plus vite nous éviterons les troubles sociaux, la résurgence des nationalismes et le chaos européen".

 

 

Retrouvez les extraits des différentes interventions dans la vidéo, ci-dessous.

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