Mardi 1 novembre 2011
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La venue de Michèle Alliot-Marie et Patrick Ollier, le week-end dernier, à
Nontron pour tenter de remobiliser les militants UMP d’une circonscription en voie de désintégration, ne suffira pas pour effacer les traces de division du parti majoritaire en
Dordogne.
Ainsi, au travers des différents articles publiés, depuis quelques
semaines, dans la presse locale, on constate que, petit à petit, tous ceux qui ont choisi de quitter le navire présidentiel pour exprimer, à l’extérieur de la forteresse sarkoziste,
leurs propres sensibilités politiques, prennent position pour la prochaine échéance présidentielle.
Acteur politique de premier plan dans notre département, Daniel Garrigue, député de la deuxième circonscription, a, depuis peu, annoncé qu’il ralliait le panache du béarnais François Bayrou pour l’échéance de 2012. Nous avons souvent, dans les colonnes de ce blog, salué l’indépendance et le courage politique dont fait
régulièrement preuve Daniel Garrigue et nous respectons, bien entendu, sa décision. Néanmoins, sauf à ce que cette démarche réponde à une pure stratégie électorale en vue des législatives de
l’après présidentielle, il paraît difficile de justifier un tel choix au travers d’une filiation gaulliste dont se revendique, pourtant, le député du Bergeracois.
C’est justement à la suite des distances prises par Daniel Garrigue avec
République Solidaire, le mouvement politique créé par Dominique de Villepin et dont Daniel Garrigue fut l’éphémère porte-parole, que
Jean-Michel Jardry, ancien patron du CNI en Dordogne, a repris le flambeau pour soutenir la candidature de l’ancien premier ministre de
Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2012. Sauf que, nombre de cadres et de militants de République Solidaire (dont Dominique de Villepin a récemment quitté la présidence) s’interrogent
de plus en plus ouvertement sur la réelle volonté de leur leader pour passer à l’acte,le moment venu. D’ailleurs, récemment interrogé par un journaliste sur la collecte des 500 parrainages d’élus
nécessaires pour pouvoir concourir en 2012, Dominique de Villepin a estimé, qu’à l’ère d’internet, cette formalité pourrait être rapidement remplie. Or, tous ceux qui, au sein de notre mouvement,
travaillent actuellement pour recueillir les fameux sésames pour Nicolas Dupont-Aignan savent à quel point il est difficile d’obtenir les signatures des maires et que cette étape préalable à
toute candidature à l’élection présidentielle est loin de n’être qu’une simple formalité. L’affirmation de Dominique de Villepin et sa nouvelle rhétorique pour la constitution, au lendemain du
seond tour de l’élection présidentielle, d’un gouvernement d’union nationale semblent, par conséquent, accréditer un manque total de préparation de
son éventuelle candidature et un probable abandon de toute ambition élyséenne au début de l'année 2012.
Quant à Alain Faure,
l’ancien secrétaire départemental de l’UMP en Dordogne s’est brièvement exprimé dans un article publié dans
Sud-Ouest du 29 octobre 2011. Il indique, dans les colonnes de ce quotidien, avoir choisi de rejoindre Debout La République. Et depuis plusieurs semaines, il soutient, avec toute la force de
conviction qu’on lui connaît, la candidature de Nicolas Dupont-Aignan pour la présidentielle de 2012. Au travers de ce choix, Alain Faure
réaffirme son attachement viscéral aux valeurs du gaullisme mais aussi son implication totale et constante pour l’avenir politique de notre département. Son parcours est d’autant plus respectable
qu’il s’inscrit dans un militantisme authentique et totalement désintéressé lorsqu’il s’agit de sa propre personne. Ainsi, en 1981, après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la
République, à un moment où peu de personnalités se risquaient à venir combattre la gauche en Dordogne, il est suppléant de Pierre Beylot, figure emblématique du gaullisme à Thiviers et candidat
aux élections législatives sur le troisième circonscription de la Dordogne. S’en suivront des années entières consacrées au rayonnement du gaullisme dans le Périgord Vert avec, comme point
d’orgue, l’implantation de Frédéric de Saint-Sernin sur cette terre du Haut-Périgord. Pour ce soldat (ce « grognard » comme l’avait
qualifié, non sans un certain mépris, Jérôme Peyrat, nouveau Président de l’UMP en Dordogne, dans une interview publiée dans le journal Sud-Ouest en octobre 2010), la consécration vient, au début
des années 2000, avec l’accession au poste de secrétaire départemental de l’UMP. Un parti avec lequel il prendra finalement ses distances après l’élection présidentielle de 2007. C’est,
aujourd’hui, au sein de la Fédération de la Dordogne de Debout La République qu’Alain Faure a repris le chemin de l’aventure militante. Et c’est, pour nous, un honneur de l’accueillir dans notre
mouvement pour défendre les valeurs gaullistes et républicaines qu’il a toujours incarnées avec intégrité dans ce département.
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