Compte-rendu de la Convention Nationale organisée le 5 février 2011 par Debout La République sur le thème de l'école républicaine, par Laurent Pinsolle, porte-parole de DLR.
Hier, se tenait la Convention Nationale sur l’école républicaine de Debout la République, qui réunissait Luc Ferry, Natacha Polony, Marc Le Bris, Claire Mazeron, Mickaël Devaux et Olivier Arsac. Des intervenants de grande qualité qui ont dessiné ce à quoi pourrait ressembler notre école.
Un constat sévère
« Les pessimistes sont des optimistes bien informés » : c’est par cette citation
que Natacha Polony a débuté son intervention. Et il faut dire que tous les participants partageaient une grande noirceur dans leur portrait de l’éducation nationale Française aujourd’hui. Luc
Ferry voit quatre problèmes majeurs : l’illettrisme, qui touche de manière stricte 10% des enfants (30% étant en difficulté au sens large), la violence, le fait que 20% des élèves sortent sans
rien et la crise des vocations scientifiques.
Claire Mazeron a parlé de « massification sans démocratisation » en soulignant qu’alors que les enfants de cadres représentent 11% de la population mais 47% des élèves de Grandes Ecoles (contre 25 et 3% pour les enfants d’ouvriers). Tous ont souligné la baisse générale du niveau pour atteindre 82% de réussite au bac (et 98% sur deux ans !). Elle a également souligné la baisse du nombre de candidats au CAPES et la baisse de niveau des futurs professeurs, comme Marc Le Bris.
Les raisons d’une telle déroute
Les intervenants se sont très largement accordés sur ce sujet. La suppression du redoublement a notamment été évoquée par Claire Mazeron qui souligne qu’en 1995, 11% des élèves de 5ème redoublaient, chiffre tombé à 3.6% aujourd’hui. Les intervenants ont critiqué le fait de faire passer des élèves qui n’ont pas le niveau et qui ne rattrapent jamais le temps perdu (80% des enfants qui ne savent pas lire à la fin du CP ne rattraperont jamais ce retard). Ils ont tous fortement attaqué les méthodes pédagogistes et l’idéologie de l’enfant roi que l’école devrait seulement permettre de s’épanouir. Olivier Arsac nous a montré des documents ubuesques d’apprentissage à la lecture basés sur la forme globale des mots. Dans un brillant exposé, Natacha Polony a souligné le rôle de l’école pour faire des élèves des citoyens appartenant à une collectivité. Pour elle, l’épanouissement n’est pas le but, mais la conséquence.
Comment refonder l’école de la République ?
Là encore, les intervenants, malgré des cursus très différents, s’accordaient sur les solutions. Ils ont tous insisté sur la nécessité de revenir aux méthodes traditionnelles et réduire les enseignements exotiques qui diminuent les horaires des matières nobles jusqu’à l’absurde (4 heures de mathématiques en 1ère S à la prochaine rentrée contre 7 heures il y a dix ans, comme l’a dit Olivier Arsac). Tous ont également souligné le rôle du politique pour soutenir la réforme face à certains médias.
Luc Ferry a insisté sur le CP, parlant de son projet de dédoubler les classes pour les écoles en difficulté. Mickaël Devaux a proposé trois grands axes : apprendre aux professeurs les raisons et l’exercice de l’autorité, développer leur jugement en matière de notation car les notes ont un rôle structurant, permettant de s’évaluer par rapport aux autres, et faire preuve d’humilité parce qu’enseigner est un art et que les sciences de l’éducation ne peuvent déterminer « la » meilleure façon d’enseigner.
Nicolas Dupont-Aignan a clôturé la convention par un discours très proche de celui des intervenants.
Au menu : l’utilisation du référendum, la revalorisation du traitement des professeurs qui souhaitent travailler davantage, l’augmentation des horaires pour les savoirs fondamentaux (Français, Maths, Histoire) parallèlement à la réduction des matières accessoires, la promotion du redoublement pour les élèves qui ne sont pas au niveau, la fin du collège unique par la mise en place d’un examen fin 5ème et l’ouverture à partir de la 4ème de voies spécialisées de réussite, la restauration de l’ordre en permettant aux professeurs, avec le proviseur, d’exclure en cas de violence grave et enfin l’instauration d’un uniforme pour les écoles qui le souhaitent pour atténuer la surenchère vestimentaire.
Ce résumé ne donne qu’un petit aperçu de la richesse des interventions toutes plus passionnantes les unes que les autres. La réforme de l’éducation nationale mérite définitivement d’être un débat majeur en 2012.
Dans le cadre du projet politique que portera Nicolas Dupont-Aignan lors de l'élection présidentielle de 2012, l'éducation figure au rang des priorités nationales. Dans cet
esprit, Debout La République organise, le 5 février 2011 à l'Assemblée Nationale, sa première convention de l'année sur le sujet de "l'Ecole républicaine". Parmi les intervenants, à noter la présence de Luc Ferry, ancien ministre de l'Education
Nationale de Jacques Chirac, et de la journaliste du Figaro, Natacha POLONY, spécialisée sur les questions d'éducation et auteur de plusieurs livres sur ce thème.
Pour plus d'informations sur cette rencontre, vous pouvez télécharger le programme en cliquant ici.
Attention, pour pouvoir participer à cette convention, il est indispensable de faire enregistrer votre réservation auprès du Centre national de Debout La république au 01.69.49.17.37 ou par courriel à l’adresse suivante : courrier@debout-la-republique.fr
C'est à
l'hôtel Kyriad à Trélissac et autour de la traditionnelle galette que, le 15 janvier 2011, les militants de la Fédération de la Dordogne de Debout La République, avaient choisi de débuter
l'année. Mais, une fois n'est pas coutume, cette manifestation a été organisée conjointement avec les membres du Comité Souveraineté Aquitaine présidé par Alain Bournazel et Lyonel Zillhardt et
le Mouvement Pour la France représenté par Patrice Rouby. Au delà de l'échange des voeux qui a marqué chacune des interventions, de bonnes résolutions ont été prises pour les échéances
électorales futures, notamment pour les législatives de 2012. En effet, à l'occasion de ce scrutin, les mouvements politiques attachés à l'indépendance de la France pourraient, sans nier
leurs différences, soutenir des candidats communs sur chacune des 4 circonscriptions de la Dordogne. Cette rencontre aura aussi été l'occasion pour Pascal Billat, Secrétaire départemental de la
Fédération périfgourdine de Debout la République, entouré des trois délégués de circonscription, Marie José Abenoza, Christian Delouis et Christophe Rochedreux, de lancer la chasse aux
parrainages en vue de permettre à Nicolas Dupont-Aignan de concourir lors de l'élection présidentielle de 2012.

Pour contacter un représentant de
Debout La République en Dordogne, envoyez un message à l'adresse suivante
:
dlr24@orange.fr
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