Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 10:15

Dans le cadre de la discussion de la proposition de loi sur les dérogations au principe du repos dominical, Daniel Garrigue, député non-inscrit de la Dordogne, est intervenu le 7 juillet pour exprimer ses inquiétudes et son désaccord avec cette proposition de loi.

La fédération de la Dordogne de Debout La République, tient à manifester tout son soutien à la position, à la fois lucide et courageuse, prise par Daniel Garrigue qui, faisant référence à l'essence même du Gaullisme, a interpellé ses collègues parlementaires pour leur demander de replacer l'Homme au coeur de l'action publique.

Extrait de l'intervention de Daniel Garrigue à l'Assemblée Nationale (7 juillet 2009).

M. le président : La parole est à M. Daniel Garrigue.

M. Daniel Garrigue : Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, beaucoup, parmi les orateurs qui m’ont précédé, ont exprimé leurs inquiétudes ou leur désaccord avec cette proposition de loi. Certaines de ses dispositions peuvent en effet susciter des inquiétudes. Je pense en particulier à la difficile définition des communes ou zones touristiques. Cette question, à ce jour, n’est pas clairement tranchée. Notre collègue Marc Le Fur s’en est fait l’écho. Je pense aussi à la notion de volontariat, s’agissant de salariés dont les contraintes peuvent évoluer avec le temps. Autre motif d’inquiétude : le risque d’ouvrir une brèche que de nouvelles dispositions viendront ultérieurement élargir. À cet égard, nous avons l’exemple d’autres dispositifs dont le champ d’application a été insidieusement étendu au début de textes ultérieurs. Je pense notamment au bouclier fiscal, à l’occasion de l’instauration du RSA.

M. Jean-Pierre Brard : Eh oui !

M. Daniel Garrigue : On peut aussi être en désaccord quant à l’opportunité de dispositions dont on a peine à mesurer ce qu’elles apporteront en termes de pouvoir d’achat et d’emploi.

M. Jean-Pierre Brard : Rien du tout !

M. Daniel Garrigue : En période de crise, malheureusement, le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Pour ce qui est de l’emploi, nous savons bien que lorsque l’on crée de nouvelles structures de commercialisation, ce n’est pas sans incidence sur les structures préexistantes.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Eh oui !

M. Daniel Garrigue : Mais je voudrais ici exprimer trois préoccupations que je ressens plus particulièrement à la lecture de ce texte. La première concerne le rôle et les prérogatives du Parlement dans nos institutions. Il s’agit certes, formellement, d’une proposition de loi. Et nous savons, même s’il y a eu un certain nombre d’améliorations ces dernières années, combien il est difficile de voir une proposition de loi inscrite à l’ordre du jour des assemblées. Mais celle-ci est-elle vraiment l’expression claire de la volonté des parlementaires ?

M. Jean-Louis Gagnaire : Non !

M. Daniel Garrigue : On peut en douter, quand on sait qu’elle a été largement contestée, dans son principe même, par le groupe majoritaire lui-même, qu’elle a donné lieu à quatre rédactions successives, rédactions qui, pour l’essentiel, ne sont pas issues du Parlement,…

M. Richard Mallié, rapporteur : Ça, c’est votre interprétation !

M. Daniel Garrigue : …et que son inscription à l’ordre du jour résulte d’une nouvelle initiative de l’exécutif, à laquelle bien peu s’attendaient.

M. Richard Mallié, rapporteur : Merci pour moi ! Je ne savais pas que j’étais membre du Gouvernement !

M. Daniel Garrigue : C’est la vérité. Je crois, monsieur le ministre, que si l’on veut vraiment réaffirmer le rôle du Parlement, ce qui me paraît nécessaire compte tenu du poids considérable pris par l’exécutif, il faudra s’y prendre d’une manière un peu différente.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Il a raison !

M. Daniel Garrigue : Mon deuxième motif de préoccupation tient à l’unité et aux équilibres des territoires dans notre pays. Monsieur le ministre, nous sommes attachés au principe qui veut que la loi soit la même sur l’ensemble du territoire et qu’elle soit la même pour tous. Là où cet équilibre n’existait pas, il y avait, dans le passé, une volonté de rééquilibrage, à travers l’aménagement du territoire. Or ce texte morcelle le territoire, contribue au développement d’une France à plusieurs vitesses, notamment avec les fameux PUCE. Il risque aussi, il faut le dire, de remettre en cause des structures commerciales auxquelles nous sommes tous attachés, notamment dans les centres des villes moyennes ou dans les bourgs ruraux. Ces structures sont aujourd’hui, nous le savons, particulièrement fragiles. Enfin, mon troisième motif de préoccupation tient à l’idée que nous nous faisons de l’homme et de la société dans laquelle nous vivons. Le repos dominical est une conquête à laquelle les Français sont profondément attachés.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Eh oui !

M. Daniel Garrigue : Le dimanche est le moment privilégié d’exercice des activités religieuses, familiales, associatives, sportives. C’est, par excellence, le moment de la liberté. Or, avec ce texte, vous remettez en cause le fondement même du repos dominical, au profit d’intérêts qui sont d’abord ceux du commerce et ceux du marché.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Bravo !

M. Daniel Garrigue : Vous invoquez la liberté du travail et le volontariat. Mais est-ce vraiment raisonnable lorsque l’on est en situation de crise, avec un chômage qui, malheureusement, progresse, et quand on sait que les personnes qui travaillent dans ces structures sont généralement parmi les plus précarisées ? Il s’agit le plus souvent de femmes isolées qui travaillent à temps partiel. Cette situation est si peu normale que, dans une partie des zones concernées, vous prévoyez même que les salaires seront multipliés par deux. Cela prouve bien que ce n’est pas spontanément que les salariés s’y présenteront. Monsieur le ministre, il y a quelques semaines, vous célébriez vous-même l’anniversaire du 18 juin. Le Président de la République, quant à lui, invoquait à Versailles le programme du Conseil national de la Résistance. Le général de Gaulle disait que la seule cause qui vaille est celle de l’homme. Croyez-vous vraiment que le travail dominical serve la cause de l’homme et qu’il justifie l’acharnement qui préside à l’inscription de ce texte à notre ordre du jour ? Je ne le pense pas, et c’est la raison pour laquelle je m’opposerai à cette proposition de loi.

M. Nicolas Dupont-Aignan : Très bien !

M. Marcel Rogemont : Enfin un député qui n’est pas un godillot !

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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 22:59

Nicolas Dupont-Aignan, député non inscrit de l'Essonne a jugé, lundi 22 juin, que le discours du président Nicolas Sarkozy au Congrès de Versailles et l’organisation d’un "débat" parlementaire après son départ constituaient une "première ubuesque".

"Cette première institutionnelle depuis la IIe République est assez paradoxale et ubuesque. On nous demande de débattre en réponse du discours du président de la République alors que ce dernier est déjà parti et ne peut donc nous écouter", a lancé le président de Debout la République (DLR) à la tribune du Congrès.

Tout en jugeant "la dérobade du Parti socialiste pas glorieuse", il a estimé que Nicolas Sarkozy avait, avec "de belles paroles", "reproduit un discours de campagne" au lieu de présenter "un remède de cheval" face à la crise.

Le premier des 15 parlementaires non inscrits à en faire la demande avait le droit de s’exprimer pendant cinq minutes. François Bayrou (MoDem) avait dégainé le premier avant de décider, finalement, de passer son tour. C’est donc Nicolas Dupont-Aignan qui a eu le droit de s’exprimer et qui a profité de cette fenêtre de tir pour pointer toutes les contradictions du discours sarkozyste.


Congrès : Discours de Nicolas Dupont-Aignan
par dlrtv
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 10:34

La fédération UMP Dordogne organise, comme chaque année sa fête départementale du 18 juin, dans l'esprit voulu par Yves Guéna, fondateur de ce rendez vous traditionnel des Gaullistes de Dordogne.
Cette année, cette manifestation se déroulera en présence de Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale et Conseiller Régional d'Aquitaine, et de Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du développement de l'économie numérique et Secrétaire Général adjoint de l'UMP, ainsi que des élus et dirigeants de ce Mouvement.
Ratisser large est le slogan de ce rendez vous. Les Gaullistes de ce département ne s'y trompent pas, ils savent que le Sarkozysme n'a rien à voir avec le Gaullisme...
Nicolas Sarkozy, l’homme de la rupture, n’est finalement pas si novateur qu’il ne veut bien le dire. J’avais, il y a longtemps, pointé les points communs qu’il avait avec Giscard. Il aime aussi recycler, dans la célèbre et rieuse “ouverture”, les symboles de la Mitterrandie.
Incapable de protéger les intérêts de la France, encore moins capable de les développer, il accumule, depuis des années, les échecs, aussi bien dans la lutte contre l'insécurité que sur le plan économique et social. Baffouant la volonté des électeurs, il leur impose une Europe dont ils ne veulent plus. Méprisant la tradition diplomatique française, le rayonnement du pays et sa sécurité, il enferme la France dans une politique étrangère américaine, excitant le "choc des civilisations" pour mieux le provoquer.
Comme d'habitude quand il s'agit de l'Europe, nous sommes dans le mensonge et la manipulation. Le problème de l'Europe n'est pas Barroso mais l'Europe elle-même. Nous mettrions une chèvre à la place de Barroso que rien ne changerait. Tout simplement parce que l'Union européenne est, par construction et par essence, ultralibérale, antinationale, atlantiste, et libre-échangiste.
Le Général De Gaulle doit se retourner dans sa tombe en voyant des Sarkozystes se réclamer du Gaullisme. Soyons positifs : entrons en résistance comme en 40 car c'est bien d'une "sale guerre" qu'il s'agit. Celle des puissants qui s'arrogent tous les droits au détriment des faibles qui sont devenus leurs "esclaves".
Liberté, égalité, fraternité :
- obligation pour tous les gouvernements de fournir du travail à tous les citoyens français en respect du droit au travail inscrit dans notre constitution et, pour cela, conserver le service public et l'agrandir en redéfinissant les priorités futures,
- obligation pour tous les employeurs de pratiquer l'égalité des salaires en respect du principe: "à travail égal, salaire égal"
- obligation pour tous les gouvernements de revenir à l'impôt progressif sur les revenus (tous les revenus) afin de limiter l'écart final dans un rapport de 1 à 3 et de redonner à l'état le rôle qui lui revient, c'est à dire gérer sainement la République et pouvoir affronter les séismes à venir.
En ce 18 Juin, bonne fête à vous de l'UMP à Périgueux. Les véritables Gaullistes veillent et seront se faire entendre dans notre Périgord le moment venu...
Patrick PEYRAT

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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 06:17
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 23:23

Les résultats enregistrés par notre Rassemblement à l'occasion du scrutin de dimancher dernier, c'est à dire 1,35 % des suffrages exprimés en Dordogne, peut paraître décevant. Néanmoins, il faut rappeler que Debout La République a connu son congrès fondateur au mois de novembre 2008 et que, moins de six mois après sa naissance, ce tout nouvel acteur de la vie politique française a réussi la performance de présenter des listes dans toutes les euro-régions de la métropole... le bébé est précoce même s'il trébuche encore lors de ses premiers pas. Malgré tout, ce sont près de 2.000 électeurs, en Dordogne, qui ont choisi de nous apporter leur confiance.
Avec les élections européennes, nous venons d'écrire la première page de notre hisoire mais la présence de notre mouvement dans ce scrutin n'aurait pas été possible sans l'engagement personnel de nos candidats, au premier rang desquels, notre tête de liste, Henri TEMPLE. Contrairement aux apparatchiks ou à tous ceux qui assurent leur carrière (et donc leurs revenus) au gré des nominations politiques (président du CSA par ci, président de l'Institut du Monde Arabe par là), nos candidats ont financé leur campagne sur leurs fonds personnels. Rien que pour ça, leur engagement désintéressé et leur ferveur militante font honneur à tout notre parti. Ils sont le symbole de la sincérité de notre engagement dans le débat politique. Alors merci Henri et merci à tous les colistiers qui nous ont permis de faire connaître Debout La République, notamment en Dordogne. Merci aussi à tous ceux, adhérents ou sympathisants, qui ont permis de faire vivre cette campagne en Dordogne en apportant un soutien logistique, une contribution financière ou, tout simplement, en nous adressant des encouragements et en nous témoignant leur sympathie.

Ce n'est pas parce que notre première récolte n'est pas à la hauteur de nos espérances que nous allons, pour autant, arrêter de labourer les terres Périgordines. D'autres échéances électorales arrivent et, parce que nous sommes convaincus qu'entre un sarkozysme incantatoire et une gauche dogmatique il existe une voie alternative et responsable que nous entendons incarner, Debout La République présentera désormais des candidats à chaque scrutin. Et la Fédération de la Dordogne compte bien s'inscrire pleinement dans cette démarche.

Pascal BILLAT
Chargé de Mission Dordogne

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Discours du congrès fondateur

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Pour contacter un représentant de Debout La République en Dordogne, envoyez un message à l'adresse suivante :
dlr24@orange.fr 

 
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