Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 18:48

Face à la crise particulièrement grave que traversent les producteurs de lait, notamment dans notre département, certains leaders de l’UMP Dordogne, n’hésitent pas à faire preuve, tantôt de compassion feinte pour s’alarmer d’une situation qu’indirectement, ils ont cautionné en soutenant le modèle actuel de construction européenne, tantôt d’arrogance pour s’ériger en interlocuteur privilégié de la profession. Et c’est sur la toile qu’ils choisissent de se livrer à ce que dénonce souvent le président de notre mouvement, Nicolas Dupont-Aignan, à savoir le double langage (dans nos campagnes, aux fins fonds du Périgord, il n’est pas rare que l’on emploie plus facilement le terme de « faux-culs » sans, pour autant, qu’il soit dans mon intention, en rappelant ce terme de langage commun, de porter atteinte à la dignité des personnalités évoquées dans cette tribune et que, pour au moins l'une d'entre elles, j'ai eu l'occasion de côtoyer le temps d'une campagne).

 

Premier, donc, à occuper le terrain du soutien compassionnel, Alain Lucas, patron autoproclamé de la 3ème circonscription de la Dordogne depuis le départ du regretté Frédéric de Saint-Sernin. C’est le 15 septembre dernier que Monsieur Lucas dégaine un billet sur son site UMP Haut-Périgord intitulé (non sans une pointe d’humour… à moins qu’il ne l’ait pas fait exprès) : « Laitiers périgourdins : ras le bol ! » Joli numéro du politique outré par les conditions de travail des producteurs laitiers et qui s’insurge, sans le dire, contre les dérives de la libéralisation des prix à outrance menée par l’Union Européenne. Or, il y a encore quatre mois, il faisait campagne pour les élections européennes derrière Dominique Baudis et le slogan choisi par l’UMP : « Quand l’Europe veut, l’Europe peut ! » Serait-ce donc l’Europe, dont l’UMP nous a tant vanté les mérites, qui ne veut pas ? En tout cas, bravo pour ce brillant numéro d'équilibriste !

Et, cerise sur le gâteau, Alain Lucas s’en prend aux autres partis qu’il soupçonne de faire de la récupération politique en s’invitant dans le débat du modèle agricole français (il est vrai que les rodomontades du Parti Socialiste ne reflètent pas plus de sincérité puisque les socialistes défendent le même modèle européen que celui qui est désormais prôné par l’UMP… ce doit d’ailleurs être ça le « politiquement correct »). Seuls l’UMP et ses représentants auraient donc le droit d’aborder les sujets d’actualité.

 

Premier représentant de l’UMP en Dordogne, dont il dirige la fédération départementale, mais seulement second sur la ligne de départ du soutien au monde agricole, Jérôme Peyrat a, lui aussi, choisi de s’exprimer sur la toile au travers d’un communiqué publié sur le site UMP Dordogne. Ce communiqué, mis en ligne après que des exploitants excédés, aient choisi de déverser quelques tombereaux de fumier au pied des permanences de nos parlementaires de Dordogne, s’arroge le statut d’interlocuteur privilégié de la profession en Dordogne et des pouvoirs publics pour résoudre la crise qui frappe le secteur laitier. Mais sur le fondement de quel mandat confié par le peuple, Monsieur Peyrat peut-il, avec une telle arrogance, s’arroger ce rôle : Maire de La Roque-Gageac ou Président de la communauté de communes du Périgord Noir ? Parce que le statut de président départemental de l’UMP n’offre, que je sache, aucun rôle particulier pour pousser la porte des ministères (quand bien même ce titre se double d'un emploi de Chef de Cabinet auprès du Ministère de la Francophonie). Quoi que depuis qu'en France, un Chef de l’Etat s’autorise à présider en personne (même si le terme de "président" a été mis entre parenthèses dans les statuts de l'UMP le temps du mandat de Nicolas Sarkozy), des réunions de l’UMP, il  ne faut plus s’étonner de rien...

 

Au final, il est regrettable que l’énergie déployée par Messieurs Lucas et Peyrat pour faire briller leur propre étoile auprès de l’électorat périgourdin, ne soit pas plutôt mise au service d’une réorientation de la politique européenne qui, seule, permettrait véritablement de sauver notre agriculture.

 

Pascal BILLAT

Chargé de Mission

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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 22:57

Dans le prolongement des Universités de rentrée de Debout La République, le magazine Valeurs Actuelles a consacré, dans son édition du 24 septembre 2009, un article à Nicolas Dupont-Aignan, président de notre mouvement.
Vous pouvez prendre connaissance de l'article en cliquant sur la photo ci-dessous.


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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 21:17

Reproduction de l'article publié, ce 19 septembre, par Laurent Pinsolle, porte-parole de Debout La République, sur son Blog Gaulliste Libre.

Le démantèlement de la PAC voulu par la Commission, et acceptée par les dirigeants politiques européens, a rapproché du marché du lait du fonctionnement des autres marchés dérégulés : les prix montent et descendent de manière anarchique, au mépris de toute réalité économique.

La situation intenable des agriculteurs

A l’origine, la Politique Agricole Commune fixait des prix minimums qui assuraient aux agriculteurs qu’ils pourraient vivre de leur travail. Au pire, quand la surproduction menaçait sur un marché, une politique de quotas était mise en place pour s’assurer que la production n’excédait pas les besoins du marché européen. Malheureusement, depuis de trop nombreuses années, la France a accepté le démantèlement de la PAC, laissant la fixation des prix aux simples mécanismes du marché.

Résultat, les prix ne cessent de faire le yo-yo comme nous le constatons à nouveau aujourd’hui. Le prix des céréales s’est récemment envolé du fait du développement des biocarburants et de la spéculation d’institutions financières qui y voyaient l’opportunité de juteux paris spéculatifs. Cela avait alors entraîné une hausse des prix du lait. Mais depuis quelques mois, les prix se sont effondrés, passant de 378 euros les 1000 litres en janvier 2008 à seulement 265 euros aujourd’hui.

Pas besoin d’être devin pour deviner qu’une baisse d’un tiers du prix du lait risque de mettre en péril l’ensemble d’une filière agricole qui place son point mort autour de 320 euros les 1000 litres et estime qu’elle a besoin d’un prix de 400 euros pour vivre correctement. Mais surtout, comment ne pas penser au sort malheureux des paysans qui se voient acculer à la faillite du jour au lendemain du fait des mouvements erratiques des prix du lait sur le marché.

L’exception agricole

Bien sûr, on pourrait soutenir que cette variabilité du prix est la conséquence de la liberté de production donnée aux agriculteurs et qu’à ce titre la baisse des prix n’est que la conséquence de la hausse de leur production. Cependant, l’agriculture n’est pas une activité comme les autres. Car on ne peut pas laisser simplement fonctionner les phénomènes de marché, à moins d’aboutir à une concentration de la production dangereuse pour la planète. Car que se passerait-il si 90% du blé était produit dans une poignée de pays et si l’un ou deux d’entre eux subissaient un aléa climatique exceptionnel ?

C’est bien pour cela qu’il est important d’assurer une relative indépendance alimentaire, qui seule permettra d’éviter des catastrophes alimentaires majeures si on laisse faire les mécanismes de marché. En outre, le développement de l’agriculture est essentiel pour le démarrage économique d’un pays, comme le montrent les exemples asiatiques. Enfin, il est scandaleux de faire des agriculteurs les variables d’ajustement d’un système économique dogmatiquement néolibéral.

Bien sûr, il est choquant de jeter du lait. Mais ce geste est surtout le signe du désespoir d’une profession difficile que les dirigeants européens ont abandonnée aux mécanismes froids et implacables du marché, au mépris de toute considération humaine. En cela leur colère est parfaitement légitime.

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 23:04

 
Comme les années précédentes, les Universités de rentrée de Debout la République ont eu lieu à Dourdan, dans l'Essonne, les 12 et 13 septembre 2009. Près de 400 participants se sont pressés autour de l’équipe dirigeante de DLR.


Session de formation des élus

Une session de formation spécifiquement dédiée aux élus a été organisée samedi toute la journée, sur le thème de la réforme des collectivités territoriales. Puis, à 17h30, Dominique Echaroux, Conseiller général de Dourdan, a ouvert les Universités de rentrée proprement dites, en prononçant un traditionnel mot d’accueil.


Réunion à huis-clos des adhérents

La réunion d’organisation à huis clos, qui s’est déroulée à la suite pendant plus de deux heures, a permis à chacun des participants de s’exprimer sur le travail accompli durant l’année écoulée et de préciser ses attentes pour les mois à venir. Le bilan des dernières élections européennes a été dressé : le refus d’alliance avec Philippe de Villiers s’est révélé particulièrement judicieux, ce dernier ayant ouvertement rallié Nicolas Sarkozy dès le mois d’août dernier. Par ailleurs, les résultats de DLR sont encourageants, puisque sans financement public, dans un contexte de confusion idéologique et partisane extrême, malgré des sondages malveillants dissuadant l’électorat du NON à la constitution européenne de se déplacer, DLR a manqué de peu, dans certaines régions, franchir la barre fatidique des 3% qui lui aurait donné accès au remboursement de ses frais de campagne. De même, notre participation à la campagne a permis de toucher un public nouveau, ce qui explique, pour une large part, le développement de nos effectifs (un peu plus de 10 000 adhérents lors des Universités de rentrée).

L’apurement de la situation financière de DLR qui résulte de cette séquence électorale déterminera notre participation aux prochaines élections régionales de mars 2010, laquelle fera l’objet d’une décision durant l’automne. D’ores et déjà, grâce à la générosité des uns et des autres, les 4/5èmes du coût ont été réglés et il suffira d’un dernier petit effort de chacun pour solder le reliquat. Par ailleurs, notre président, Nicolas DUPONT-AIGNAN, a souligné la nécessité de renforcer l’organisation et la mobilisation de DLR pour anticiper les échéances futures (cantonales et présidentielle) dans les meilleures conditions possibles. Un organigramme de l’organisation du Centre National de DLR sera prochainement adressé aux membres de notre mouvement, en réponse à une demande faite par plusieurs cadres et militants. Enfin, le numéro 0 de la lettre de liaison de DLR a été distribué. Le premier numéro sera diffusé avant l’hiver.

 
 
Lors du dîner, Debout la République accueillait Jean-François Kahn, fondateur de l’hebdomadaire Marianne, qui a expliqué la démarche qu’il comptait engager afin de créer les conditions d’une convergence entre les toutes les forces animées « par une certaine idée de la République ».


Le mot du Secrétaire général

L’activité du dimanche matin a été ouverte par l’intervention de Jean-Pierre Antoni qui a appelé chaque adhérent de DLR, militant et cadre, à apporter tout son soutien au mouvement, notamment en veillant à être à jour de cotisation et de contribution "spéciale-élu". La nomination de Serge Gaulias, jusqu’alors Secrétaire départemental de Haute-Saône, aux fonctions de Secrétaire général aux Fédérations, a été annoncée. Serge Gaulias devient ainsi l’interlocuteur naturel des responsables de DLR en régions.

 
La table ronde consacrée au thème "Comment réformer les collectivités locales" s’est tenue de 10h00 à 12h30, permettant à plusieurs intervenants spécialistes de ces questions de livrer leur sentiment sur l’avant-projet de loi de réforme des collectivités locales.

Bernard Dreyfus, Professeur au CNAM de Paris, a reconnu la nécessité d’améliorer la décentralisation dans notre pays, mais s’est inquiété du projet de réforme du gouvernement. Tout d’abord, il a souligné le caractère très disparate des origines de cette réforme, qui n’est pas exempte de contradictions. Ensuite, il a indiqué que si les observateurs se focalisaient beaucoup sur le sort du département, l’avenir des communes risque d’être bouleversé dans le mauvais sens : par exemple, il est question de politiser davantage le processus électoral dans les petites communes, au risque d’étendre l’emprise des grands appareils dans la vie locale, ou encore d’exiger, désormais, que les villes financent au moins 50% des programmes pour lesquels elles demandent des subventions à d’autres collectivités (Etat, Région,…), ce qui pourrait en décourager plus d’une. Par ailleurs, la menace d’une perte de pouvoir durable des communes au profit des communautés de communes, des communautés urbaines et des communautés d’agglomérations, se dessine : ainsi, les préfets seraient autorisés, en l’espace de deux ans, à procéder autoritairement à des regroupements intercommunaux qu’ils jugent souhaitables. La liberté communale serait profondément remise en cause. La fragilisation des communes serait accentuée par la fin de la compétence générale aujourd’hui exercée par les Régions et Départements (qui assumeraient désormais des compétences strictement délimitées par la loi), sachant que nombre des subventions de ces dernières soutiennent des investissements communaux.

Philippe Laurent, Maire de Sceaux et Vice-Président de l’Association des Maires de France, a également souligné les craintes que lui inspire le projet gouvernemental. Pour lui, la décentralisation a été jusqu’à présent un demi-échec à cause du manque de coordination entre les différentes collectivités, qui explique souvent l’insuffisance, l’inadaptation ou la redondance de certaines politiques. Hélas, le projet de réforme ne s’attaque pas à ce problème majeur mais semble plutôt viser, sous couvert de rationalisation et de meilleur usage des deniers publics, à replacer les collectivités locales sous la tutelle du pouvoir central : par exemple, en diminuant les libertés communales (notamment avec la politique forcée d’intercommunalité), en vidant les départements de leur substance (ainsi, en confiant aux futures métropoles leurs pouvoirs actuels, ne faisant plus des Conseils généraux concernés que des coquilles vides), et surtout en supprimant la taxe professionnelle, remplacée par une dotation d’Etat qui placera clairement les collectivités sous la tutelle de ce dernier… On a le sentiment que tout est fait pour médire sur la décentralisation afin de justifier sa remise en cause pure et simple : on souligne l’explosion de leurs dépenses mais c’est oublier que ces dernières sont quasi stables (ce sont les dépenses de la Sécurité sociale qui explosent) et que les collectivités territoriales assurent 75% des investissements publics. On dénigre les "financements croisés", sous-entendant des dépenses redondantes alors qu’il s’agit le plus souvent de subventions très utiles des Régions et Départements aux communes, pour la réalisation de leurs programmes les plus coûteux. On prétend que les régions françaises sont en moyenne trop petites, ce qui est un prétexte, le vrai problème étant l’étendue des pouvoirs (et des moyens financiers) octroyés aux élus locaux. Tout ceci ne constitue pas une amélioration de la décentralisation mais sa remise en cause visant à transformer les collectivités locales d’aujourd’hui en simples "guichets", en services décentralisés de l’Etat. Pour conclure, M. Laurent a estimé que l’on ne choisissait pas clairement entre une vision régionaliste et fédérale (inadaptée à notre pays selon lui) et un système unitaire reposant essentiellement sur le département.

François Lucas, président de la Coordination rurale et Conseiller général de Charente maritime, a, pour sa part, souligné que le système électoral envisagé pour l’élection des futurs élus locaux (conseillers municipaux, communautaires, territoriaux), qui parfois verra plusieurs élections en même temps, est contestable : on risque de brouiller les enjeux et de dégoûter les électeurs. Par ailleurs, l’élection à un tour des Conseillers Territoriaux appelés à remplacer les Conseillers généraux et régionaux, politisera à outrance l’élection cantonale, au risque de placer des apparatchiks au cœur des terroirs. Il n’a pas exclu que cette stratégie vise, en réalité, à supprimer les élus locaux indisciplinés qui ne sont pas formés dans le moule dominant, obéissant à Bruxelles et aux partis dominants.

 

Enfin, Henri Dou, Professeur des Universités, a souligné que la réforme envisagée par le gouvernement ne résoudrait pas l’insuffisante mobilisation des élus locaux en faveur de l’innovation et du développement économique. Au lieu de renforcer la coopération entre différentes collectivités, la réforme risque, au contraire, de cantonner chaque collectivité dans son coin et ses compétences différentes.


La matinée a été conclue par le discours de clôture de Nicolas Dupont-Aignan, qui est également revenu sur la réforme des collectivités territoriales.
 

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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /2009 10:50

Pour télécharger le programme des Universités de rentrée de notre mouvement, les 12 et 13 septembre prochains à Dourdan (91), cliquez sur l'image ci-dessous.

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