Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 10:27

Le président de Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, était l'invité, ce samedi matin, de la matinale de France Info. Travaux de la commission parlementaire sur le port du voile intégral, immigration clandestine, affaire "Proglio", élections régionales en Ile de France, autant de sujets commentés par le député de l'Essonne.


Nicolas Dupont-Aignan  -  France Info  -  23/01/2010
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 23:10

Le Mouvement Populaire a désormais trouvé le tempo idéal lorsqu’il s’agit de prendre position devant les français. Au travers de deux exemples significatifs, découvrez les secrets de la valse à 3 temps de l’UMP.
Valse
Premier temps : le pas en avant.
En premier lieu, le parti majoritaire, soit par la voix de ses cadres, soit par l’intermédiaire des ministres du gouvernement Fillon, voire même, du président de la République lui-même, se drapent de la vertu de la morale.

1er exemple : discours président de la République sur la réforme du lycée Palais de l’Elysée - Mardi 13 octobre 2009 « La création du lycée, c’est le geste fondateur de notre éducation nationale. C’est un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance. Cela voulait dire : désormais, en France, c’est de l’école que sortiront les élites. Et pas de la naissance. Cela voulait dire : désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être “bien né” : pour réussir, il faut travailler dur, et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur. Principe de justice, mais en même temps, principe d’efficacité : car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités ? ».
A ce stade, n’importe quel républicain digne de ce nom, attaché aux principes fondamentaux de l’égalité des chances et de la reconnaissance du mérite, ne peut qu’applaudir des deux mains les propos du président de la République.

2ème exemple : le 5 novembre 2009, devant la commission des finances du Sénat, Christine Lagarde, ministre de l’économie, affirme avec aplomb, qu’Henri Proglio , alors promis à la présidence de l’entreprise publique EDF, ne percevrait qu’une seule et unique rémunération, celle liée à sa future fonction de président d’EDF mais que son montant n’était pas encore fixé. En d’autres termes, il ne toucherait donc pas un centime des fonctions de président du conseil d’administration de Veolia qu’avec la bénédiction de l’Elysée, il cumulerait avec le poste de patron d’EDF. Bien que le cumul de fonctions dans deux entreprises relevant, pour l’une du secteur public et, pour l’autre, du secteur privé, reste critiquable, la ministre prône, à l’époque, une certaine morale financière en présentant la participation d’Henri Proglio dans le conseil d’administration de Veolia comme une sorte de… bénévolat.

Deuxième temps : le pas de côté.
Parfois (souvent ?!?!), les faits contredisent les bonnes intentions initialement affichées et c’est alors que, sans aucun état d’âme apparent, les courtisans élyséens s’allient pour tenter de légitimer des décisions en totale contradiction avec la posture qu’ils affichaient encore quelques temps auparavant.

1er exemple (suite) : en octobre 2009, Jean Sarkozy, ambitieux conseiller général des Hauts de Seine de 23 ans, annonce que, fort du mérite que lui confère son brillant parcours universitaire (une première année de droit validée…), il a décidé de s’emparer de la présidence de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD). Il s’agit de succéder à Patrick Devedjian qui est atteint par la limite d'âge fixée à 65 ans pour ce poste. Tous les caciques de l’UMP et du gouvernement (impossible de citer tous les noms, tant ils ont été nombreux à faire preuve d’allégeance) volent au secours du prince Jean pour louer sa maturité politique, ses talents (que certains s’aventurent à comparer à ceux de son père au même âge) et la légitimité de cette accession au poste de président de l’EPAD puisqu’il résulterait de l’exercice démocratique d’une élection (en l’occurrence, compte tenu de l’asservissement des électeurs en question, le dénouement d’un tel vote ne laissait planer aucun doute).
Pas sûr, néanmoins, que ce parcours éclair réponde aux conditions énoncées, quelques jours auparavant, par le président de la République devant un parterre de lycéens souvent soucieux pour leur avenir professionnel et perplexes concernant les débouchés que pourront leur offrir leur parcours scolaire et universitaire.

2ème exemple (suite) : le mercredi 20 janvier 2010, répondant aux attaques de l’opposition à l’Assemblée Nationale, Christine Lagarde, (mais aussi Jean-François Copé sur France-Inter) explique qu’il n'y a pas de cumul opérationnel et pas plus de cumul de rémunérations puisqu'Henri Proglio était président du conseil de surveillance de Veolia, auquel il consacrerait un petit peu de son temps mais en étant à 100% chez EDF et que le conseil d'administration de Veolia avait décidé de lui verser une indemnité de 450.000 euros qui ne pouvait s’entendre comme un salaire.
Nous voilà rassurés, Henri Proglio percevrait bien un revenu de plus de 2 millions d’euros, mais c’était le prix à payer pour s’attacher les services de ce patron « exemplaire ».

Enfin, troisième temps : le rétropédalage.
En général, constatant les dommages collatéraux que peuvent causer, dans l’opinion, les situations injustes qu’il avait pourtant cautionnées dans un premier temps, le chef de l’État siffle la fin de la récréation et appelle sa cour à se renier en approuvant publiquement le retournement de veste.

1er exemple (suite et fin) : le 22 octobre 2009, Jean Sarkozy annonce, dans le journal de 20h de France 2, qu'il renonce à briguer la présidence de l'EPAD et qu’il sera uniquement candidat au poste d’administrateur de l’Etablissement public. D'après plusieurs observateurs de la vie politique française, cette décision aurait été prise suite à une réunion à l'Elysée avec son père, en présence de Claude Guéant, en vue de calmer les profonds remous provoqués par cette affaire dans l’opinion publique et, notamment, au sein de l'électorat de droite. Dès lors, tous ceux qui appuyaient la démarche de Jean Sarkozy se bousculent devant les micros et les caméras pour approuver une décision de bon sens.
Tiens, pourquoi le renoncement à une ambition dont on nous expliquait qu’elle était légitime, hier, deviendrait subitement exemplaire ? Bizarre.

2ème exemple (suite et fin) : après que le président de la République soit directement intervenu auprès d’Henri Proglio, celui-ci annonce qu’il renonce à percevoir l’indemnité de 450.000 euros de la part de Veolia (sans toutefois renoncer à son poste de président du conseil de surveillance de Veolia, ce qui reste critiquable). Christine Lagarde, toujours elle, sur l’antenne d’Europe 1, le 22 janvier 2010, approuve la décision du nouveau patron d’EDF et se félicite qu’il ne soit pas resté autiste aux critiques de l’opinion publique.
Versatile la ministre ? Ou avaleuse de couleuvres élyséennes ? En tout cas, difficile de convaincre les français quand on change aussi rapidement de position.

 

Christine Lagarde sur Europe 1


Bien sûr, de telles situations ne sont pas exclusives à l’UMP et on pourrait certainement trouver des cas similaires au parti socialiste ou ailleurs. Néanmoins, elles permettent, peut-être, d’expliquer l’hémorragie de militants constatée au sein du parti majoritaire. Séduits, en 2007, par le volontarisme affiché par le candidat Sarkozy, ils se retrouvent, aujourd’hui, avec la gueule de bois.

Pascal BILLAT
Secrétaire départemental

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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 10:27

L'hommage rendu à Philippe Séguin par notre fédération a été briévement repris par la presse régionale. Dans son édition du samedi 9 janvier 2010, un article a été inséré dans la rubrique "Le Tambour" de Sud-Ouest.

 Sud-Ouest (Le Tambour) - 09 01 2010

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 20:31

Philippe-SEGUIN.jpg
C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris la disparition brutale et prématurée de Philippe Séguin. Les hommages unanimes de la classe politique française montrent à quel point, au-delà des traditionnels clivages partisans, l’homme était reconnu pour la force de ses convictions inébranlables et pour l’indépendance d’esprit dont il faisait souvent preuve, encore récemment dans l’exercice de sa fonction de Premier Président de la Cour des Comptes. Bien entendu, chacun se souvient de ses qualités oratoires qui, longtemps, en ont fait l’un des meilleurs tribuns du RPR et de son implication dans la campagne réferendaire contre le traité de Maastricht. C’est d’ailleurs à l’occasion d’un déplacement au Parc des Expositions de Marsac, en 1992, aux côtés d’Yves Guéna, de Pierre Bourland et des cadres locaux du RPR, que Philippe Séguin avait emporté l’adhésion d’une très grande majorité des gaullistes de Dordogne qui s’était opposé à la ratification du traité de Maastricht.

Nous conserverons de Philippe Séguin l’image d’un grand serviteur de l’Etat, d’un gaulliste viscéral et d’un défenseur infatigable des valeurs républicaines. Pour nombre d’entre nous, il restera un exemple. Souhaitons que tous ceux qui, aujourd’hui, lui ont rendu un hommage appuyé, s’inspirent, dans leur façon de faire de la politique, des vertus d’un homme qui aura, jusqu’à la fin, placé au dessus de tout, les valeurs de la République, de la Nation et du mérite.

 

Pascal BILLAT

Secrétaire départemental


Quelques lignes extraites d'Itinéraire dans la France d’en bas, d’en haut et d’ailleurs, livre écrit par Philippe Séguin et publié aux éditions du Seuil en 2003.
Livre Philippe Séguin
"On me dira sans doute que j’ai échoué. Et qu’à m’être laissé encombrer d’idées, de conceptions et de comportements dépassés, je n’ai à m’en prendre qu’à moi-même puisque la preuve est faite que l’efficacité est ailleurs.
Je ne crois pourtant pas que ce soit à cette aune que je doive être jugé. Je n’étais pas de droite. J’ai fait un choix politique majeur, il y a quelques décennies. J’ai choisi, précisément De Gaulle parce qu’il refusait ces clivages. Je l’ai choisi parce qu’il incarnait une certaine manière de concevoir l’action publique. Je l’ai choisi parce qu’il refusait déterminisme et pesanteurs sociologiques et qu’il plaçait le politique au-dessus de tout. Je l’ai choisi parce qu’il avait lui-même choisi la démocratie et la République.
Je sais que le reniement des principes auxquels on croit est le meilleur raccourci vers les victoires électorales. Je n’y consentirai jamais
".


Cliquez sur l'image, ci-dessous, pour revoir l'intervention de Philippe Séguin à l'Assemblée Nationale, le 5 mai 1992, défendant l'exception d'irrecevabilité contre les t
ransferts de compétences nécessaires à l'établissement de l'Union économique et monétaire européenne en vue de l'application du traité de Maastricht.

Ph.-SEGUIN---Ass-Nationale---05-05-1992.JPG

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 11:42

 

NDA-25.jpg


A écouter : deux interventions radiophoniques de Nicolas Dupont-Aignan, ce matin.

Cliquez sur les logos pour écouter chacune des émissions.


- Invité d’Hubert HUERTAS, sur France Culture, dans l’émission "En toute franchise"
Podcast France Culture

- Invité de Guillaume DURAND, sur Radio Classique

Podcast Radio Classique
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